Les quartiers palois Saragosse et Ousse-des-bois sélectionnés par Gerard Collomb ; un choix qui interroge.

En marge de la présentation de la police de sécurité quotidienne promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale, le ministre de l’Intérieur a détaillé la liste des quartiers concernés par son déploiement.

Présentée comme devant assurer la « reconquête républicaine », cette police de sécurité sera déployée à Pau dans les quartiers Saragosse et Ousse-des-bois.

À moins d’imaginer que ces deux quartiers ont été retenus comme lot de consolation pour François Bayrou après son éviction du gouvernement,  ce qui poserait bien des questions quant aux critères retenus pour cette première liste, c’est avec un réel étonnement  que nous découvrons que ces quartiers font partie de la liste retenue par le ministre Gérard Collomb comme des territoires de reconquête républicaine.

Dans les quartiers Saragosse et Ousse-des-bois on peut s’y rendre sans crainte, rencontrer les habitants, on peut au bas des immeubles discuter avec les citoyens. Cette annonce crée un climat irrationnel de « peur sur la ville »

Ce dont les quartiers de Saragosse et Ousse-des-bois ont besoin, c’est d’une politique nationale et locale qui devrait prioritairement apporter des réponses fortes et urgentes aux inégalités sociales avec un taux de chômage, notamment pour les jeunes,  plus élevé qu’ailleurs.

Il s’agirait aussi non pas d’organiser la sélection au lycée et à l’université mais de permettre aux jeunes de ces quartiers populaires d’accéder aux études de leurs choix.

Ce dont il y a besoin prioritairement c’est de la considération et non pas des décisions brutales comme celle qui consiste a détruite l’immeuble Isabe dans le quartier Saragosse, sans la moindre concertation avec les principaux concernés : les locataires. Ces mêmes habitants demandent la réouverture des commerces de proximité comme la superette Vival.

Il y a besoin de plus de services publics, d’une aide au monde associatif  à la hauteur des besoins et non pas la suppression des contrats aidés et des subventions réduites par la ville de Pau.

Au final cette décision donne une mauvaise image de notre ville doublée d’une stigmatisation de deux quartiers populaires,  qui attendent des réponses fortes sur les véritables préoccupations.

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