Ils ont osé le dire cette semaine ( épisode 3).

Un seul sélectionné. Pour ce qu’il n’a pas exprimé . Il suffisait de dire :  » non, au nom de la République exemplaire, je ne peux pas accepter ».

Conseiller du président Hollande, Vincent Feltesse a été nommé en milieu de semaine conseiller maître à la Cour des comptes. Il était, il est vrai, en grande précarité. Comme des millions de français dont la vie ne tient qu’à un fil et qui redoutent de ne plus pouvoir s’en sortir au moindre pépin.

Il a tenu le chronomètre dans le bureau présidentiel pour calculer le temps de l’annonce de l’empêchement. 5 minutes et 45 secondes. Sur son blog, le conseiller nous rappelle que le candidat Hollande s’était déclaré, en 2011 à Tulle, « en 8 minutes et 11 secondes » . Décidément, ce quinquennat aura été un plan comptable jusqu’au bout du bout !

Député après avoir viré la suppléante de Michèle Delaunay, un temps en embuscade pour remplacer Alain Rousset à la tête de la Région, il a perdu en octobre la présidence du groupe PS à la mairie de Bordeaux. Pourquoi une telle promotion à la Cour des comptes ? C’est tout simple : il n’a pas obtenu l’investiture du PS dans la 3 eme circonscription de Gironde ( Bègles, Talence).

Il devrait se rappeler ses jeunes années .  » En CE1, j’étais à l’initiative d’une pétition contre le traitement de faveur qui était fait au fils du professeur » indiquait-il lors d’un grand oral devant le Club de la presse de Bordeaux. C’est toujours sain de conserver intacte sa capacité à l’indignation devant un traitement de faveur…

Par le passé, il fut aussi la plume du général tortionnaire Marcel Bigeard, pour qui il rédigea le remarquable  » De la brousse à la jungle », tout en précisant :  » j’ai gagné pas mal d’argent avec cela ».

Feltesse n’a pas réagi à sa nomination. Il aurait pu nous citer Bigeard dans le texte :  » nous sommes dans la merde, mais ce n’est pas une raison pour la remuer ». L’odeur est en effet pestilentielle.

Quand la crise démocratique se situe à un niveau inégalé, et avec elle la défiance, le dégoût; quand les populistes et les démagogues prospèrent, quand l’exemplarité et la reconquête de repères et de valeurs peuvent, seules, répondent aux périls, de tels comportements sont irresponsables. Ils sont fous ? Ils ont perdu toute capacité au discernement ? Je ne le crois pas. Ils sont cyniques.

Je vous retrouve le 11 janvier.

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