Ils ont osé le dire cette semaine (épisode 2).

Christine Lagarde. Devant la cour de justice de la République, l’ancienne ministre de l’Économie et actuelle directrice générale du FMI a eu bien des difficultés à expliquer ce qui apparaît bien plus qu’une simple « négligence ». Stéphane Richard, son ancien directeur de cabinet à Bercy, et actuel PDG d’Orange (le recyclage dans ce monde là ne pose pas trop de problèmes, cette collusion entre le gratin de la fonction publique financière et le privé est d’ailleurs la clé pour tout comprendre) s’est fait porter pâle. Il devra répondre devant un tribunal correctionnel pour « escroquerie en bande organisée ». Bon, revenons à Christine Lagarde qui a osé un magnifique « le risque de fraude m’a totalement échappé ». Y compris pour les 45 millions de préjudice moral pour les époux Tapie quand la mort d’un enfant, comme l’a rappelé avec force la présidente de la Cour, est souvent « estimée » à quelques dizaines de milliers d’euros ? Silence de C. Lagarde.

Bruno Le Roux. Le nouveau ministre de l’Intérieur parle « d’un coup dur porté à ETA » suite aux arrestations à Louhossoa (64). C’est à la fois ridicule et dangereux de s’exprimer ainsi. Le nouveau ministre semble ne rien connaître au processus de règlement du conflit. C’est bien évidement à l’État de favoriser, d’organiser et de contrôler le démantèlement de l’arsenal militaire de l’ETA. Les personnes arrêtées pour leur engagement citoyen, associatif ou syndical ne relèvent pas du parquet anti-terroriste. Par contre, Bruno Le  Roux relève lui du cours de rattrapage sur la manière d’être le plus utile en un minimum de temps. Il vient de prendre du retard.  « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts » Isaac Newton.

Destruction d’Alep. « Le dernier hôpital d’Alep ». Cela ne m’a pas fait rire du tout de lire, sur Twitter, des commentaires goguenards sur la destruction du dernier hôpital d’Alep, « détruit  15 fois en six mois, un record absolu ». La vérité est qu’il y avait plusieurs hôpitaux et centre de soins à Alep-Est. Qu’il n’en reste rien. Qu’un nombre considérable de civils ne sont plus là pour nous le dire. Est il possible de les respecter tout en ne dissimulant rien de la complexité des choses, des enjeux stratégiques, des hypocrisies ? 

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