Si « nul ne doit rester sur le bord du chemin », le Premier ministre doit se rendre, sans attendre, en Guyane.

De l’aveu même des services de l’État, les rassemblements organisés ce jour en Guyane constituent «la plus grosse manifestation jamais organisée» dans ce territoire. Que faut-il de plus ? Que faut-il de plus fort que cette « journée morte », historique pas son ampleur, qui a mobilisé une foule immense à Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni, pour que le Gouvernement décide d’agir vraiment, d’agir vite et bien ?

C’est aujourd’hui au Premier ministre, et non pas à une délégation de hauts-fonctionnaires, d’engager sur place le dialogue pour des solutions en terme de sécurité, d’éducation et de santé, d’emploi et de développement économique, d’accès aux droits et aux services publics en Guyane.

Dans son discours de politique générale, le 13 décembre dernier, Bernard Cazeneuve avait déclaré : «nul ne doit rester sur le bord du chemin ». C’est pourquoi il doit, sans attendre, se rendre en Guyane pour y reconnaître une situation alarmante dont la gravité a été trop longtemps sous-estimée, et engager les moyens nécessaires à la satisfaction des revendications exprimées par le mouvement social et citoyen et les élu-e-s locaux.

On ne dialogue pas à une distance de 7000 kilomètres.

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