Nos quartiers palois. Ecole maternelle des Lilas.

Mercredi 12/06. Échanges avec les parents d’élèves. C’est une jolie petite école dans un quartier palois très attachant. L’école est située dans un espace calme, en retrait des grands axes routiers. Comme je le fais à chaque fois, il suffit de se présenter et de dire : « l’année scolaire s’est bien passée ? » Les premiers échanges disent l’attachement des parents d’élèves pour cette école. Puis, très vite, un premier témoignage évoque un souvenir toujours douloureux : la fermeture d’une classe en début d’année.

Quatre écoles dans ce secteur géographique : Stanislas-Lavigne, Pierre et Marie Curie, Hypodromme et Les Lilas. Ici, ce qui n’est pas le cas dans d’autre secteurs, nous sommes sur le dispositif « une adresse, une école ». La fermeture d’une classe lors de la dernière rentrée scolaire n’a été annoncée qu’à là mi-septembre. un véritable couperet. Une violence faite aux enseignants, à l’ensemble des personnels et aux enfants. Ce sont les plus petits qui ont été le plus impactés. Ils avaient, au mois du juin, visité l’école, leur future classe, et fait la connaissance de leur institutrice, Madame Dupont, la directrice de l’école. Une mère de famille exprime ce que cela a provoqué chez sa fille : « quand elle a compris qu’elle n’aurait pas la même institutrice, dont elle nous avait parlé au cours des vacances avant la rentrée, elle n’a plus voulu se rendre à l’école… ». Il est vrai que le premier accueil est particulièrement soigné dans cet école avec un accompagnement individuel.

Les parents ont aussi le souvenir très désagréable de l’attitude du maire. « Nous n’avons pas été pris en considération par François Bayrou. Il s’est mal comporté lors d’un échange en mairie ».

Bien évidemment, tout cela n’a pas créé les meilleurs conditions pour l’année socialise qui s’achève. Avec des classes surchargées, avec une Atsem en moins, la plus ancienne de l’école. Un autre traumatisme. On ne dira jamais assez combien ces agents sont précieux pour la vie d’une école, avec l’ensemble des missions qu’ils assument auprès des enfants, des enseignants et des parents. Chaque année, la municipalité devrait leur témoigner sa reconnaissance pour la qualité du travail effectué. Ces Atsem n’ont pas de gros salaires. Et si peu de reconnaissance…

Nous espérons la réouverture de la troisième classe à l’école maternelle des Lilas pour la rentrée de septembre prochain. Alors que l’école élémentaire compte 7 classes…3 en maternelle, cela se justifie non ? Il nous faut un peu de souplesse. Je pense aux familles du quartier de Barincou qui n’ont que le boulevard de la Paix à traverser. Je pense aussi à l’école des Quatre coins du Monde qui aura très certainement besoin d’être un peu soulagée…Pourquoi, à Pau, et cela ne date pas de cette mandature, a-t-on autant de difficulté à avoir une visibilité plus grande sur les effectifs des écoles ?

En fin d’après-midi, j’ai participé à la caisse des écoles. Les trois représentants des parents d’élèves présents ont regretté, à juste raison, de ne pas avoir reçu, par courriel, la proposition de modification des accueils périscolaires et de la restauration scolaire pour l’année 2018/2019. L’adjointe à l’Education semble comprendre leur remarque. « On se demande si nous servons vraiment à quelque chose » observe une mère de famille…La réunion de travail, qui s’est tenue dans un climat constructif, a en effet interrogé le rôle de cette caisse des écoles. Nous pourrions, comme cela est pratiqué dans d’autres collectivités, réfléchir à une nouvelle instance permettant à l’ensemble des acteurs ( élus, enseignants, parents, directeur des activités périscolaires, associations) de réfléchir à ces activités périscolaires. J’ai demandé a ce que nous puissions connaître, pour les 27 écoles paloises, l’ensemble des activités aujourd’hui proposées.

Quand j’ai effectué une tournée des écoles pour connaître l’avis des parents et des enseignants sur le maintien à Pau de la semaine des 4 jours et demi, j’ai pu faire le constant d’une assez forte hétérogénéité d’une école à l’autre. Avec des écoles où le dispositif est bien rodé, avec des équipes bien installées, et d’autres, où les choses se passent avec plus de difficultés. Il y a aussi la situation des agents animateurs, le plus souvent des étudiants. Ils sont payés 13 euros nets de l’heure. Ils sont près de 220. Aujourd’hui, le taux d’accompagnement est de un pour 14 en maternelle, et un pour 18 en élémentaire. Tout cela pose pas mal de questions. Nous avons pu en discuter. Notamment sur le lien avec les associations paloises, mises à mal par la suppression des contrats aidés et la baisse des subventions municipales. J’interviendrai sur cette question du périscolaire lors du prochain conseil municipal, le 25 juin. Sur d’autres questions aussi..

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