Nos quartiers palois : Camors.

Vendredi 13/04. J’arrive à Camors avec une légère inquiétude. L’affichette annonçant cette visite, diffusée dans les halls des immeubles trois jours auparavant, fixait le rendez-vous à 10H30. Retenu à l’assemblée générale des cheminots, j’ai plus d’une heure de retard. Des habitants sont là… « Nous allions partir ! ». J’explique les raison de mon retard. L’ambiance est détendue.

Une dizaine d’habitants sont présents. Colette, la mémoire vivante du quartier, très engagée dans la vie association, m’accueille. Comme à chaque déplacement dans un quartier palois, j’explique la démarche : quels sont les besoins, les attentes. Qu’est-il possible d’améliorer dans le quartier. Puis, j’en informe le maire par courrier. A ce jour, je n’ai reçu aucune réponse à ces comptes-rendus. Qu’à cela ne tienne, les séances du conseil municipal, comme celle du 26 mars, permettent de dire les choses publiquement et précisément, comme cela fut le cas pour la situation au groupe scolaire Marancy ( voir le récent billet sur la visite quartier Berlioz).

Dès le début des échanges, une résidente me demande de la suivre sur la placette. Le mobilier en bois, des tables et des bancs, est en effet en piteux état. Elle hésite à intervenir de nouveau auprès de la mairie. « La dernière fois, ils sont venus mais pas pour réparer, ils ont tout simplement enlevé une table, sans la remplacer…ce n’est pas ce que nous demandons ». Collette me raconte l’histoire de ces équipements « dans le cadre d’une chantier jeune, il y a une dizaine d’années ». Elle poursuit : « ici, il y a 25 ans, on a organisait le premier cinéma en plein air…lors du repas de quartier, on rassemblait 17 nationalités différentes. C’était bien, chacun arrivait avec un plat différent. On a arrêté en 2016… » La question des arbres de l’autre côté de la résidence fait débat. « La lumière ne rentre plus dans les cuisines, il faudrait les élaguer ».

Puis nos échanges traitent de la politique municipale, de François Bayrou : « pourquoi ne vient-il pas nous voir ? Il attend les prochaines élections ? ». « C’est quoi cette histoire de la fille Borotra aux Halles ? » « Vous n’avez pas écrit un livre sur Macron ? ». Je confirme. « Il est possible d’en avoir un ? ». C’est possible. « Il vient de remercier les retraités pour l’augmentation de notre CSG. Il est gonflé ! Donne moi ta montre, je te donnerai l’heure ».

Camors, entre l’état lamentable de la placette et le merci présidentiel aux retraités. Un quartier populaire palois. J’indique que je repasserai dans quelque semaines : « avec une heure d’avance alors ! ».

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