Menace de fermeture du site de Yara à Pardies (64).

Après l’arrêt définitif de l’arrêt de la production à l’usine de la Celanese en novembre 2009, notre territoire est de nouveau menacé par une saignée industrielle suite à l’annonce faite par le groupe Yara d’une fermeture du site à Pardies fin 2018. Aujourd’hui comme hier, nous ne l’acceptons pas. Nous exprimons notre total soutien aux salariés et à leurs représentants. Nous participerons à toutes les actions permettant la mobilisation de la population pour la défense de l’emploi et du développement industriel. Derrière ces « dossiers industriels », n’oublions pas qu’il s’agit de femmes et d’hommes qui vivent désormais avec la peur au ventre, et avec eux leur famille, d’un territoire de nouveau frappé de plein fouet pas un séisme social et humain.

Il n’y a aucune fatalité au dépeçage de notre industrie. Il est parfaitement possible de vivre et travailler au pays. Comment ?

En impulsant un nouveau mode de production et de consommation ; avec un moratoire immédiat sur les licenciements, les fermetures de site, les cessions ou externalisations, les délocalisations ; instaurer la propriété sociale des brevets inaliénables du collectif des travailleurs de l’entreprise ; avec des nouveaux droits de contrôle et d’intervention des salariés sur les choix de gestion et les choix stratégique de l’entreprise.

Concernant plus spécifiquement l’avenir industriel du bassin de Lacq, l’Etat, donc le gouvernement et à son premier rang le Ministre des finances, de l’économie et de l’industrie, doit arrêter de promettre de tout mettre en œuvre pour son développement et rester sans réaction quand des grandes entreprises sacrifient leurs salariés au profit de leurs actionnaires. Le bassin chimique doit pouvoir compter, au-delà des paroles, d’actions concrètes pour conforter son développement. Aucun plan économique ambitieux n’a été proposé par les divers représentants de l’Etat pour le bassin de Lacq. Au contraire, il s’est même désengagé financièrement de l’outil de développement qu’il avait initié dans les années 2000.

Je demande qu’ autour de Monsieur le Préfet une table ronde soit organisée avec la Direction de Yara et les syndicats pour examiner très rapidement les alternatives à une fermeture. La direction de Yara sait parfaitement qu’en travaillant sur divers aspects de sa logistique et la diversification des productions, par exemple, son site peut être compétitif pour la livraison des pays d’Europe du sud et d’Afrique du Nord.

Tout le monde sait également le poids que représente le groupe Total localement et ce qu’il doit à Lacq. Il est inadmissible que ne lui soit pas demandé, comme des organisations syndicales le proposent, d’investir directement dans des unités de production utiles à l’économie locale et nationale. Oui la politique peut et doit agir sur l’économie ! Des projets industriels, des propositions existent. Des groupes comme Total, Arkema, Toray (…) ont les moyens d’investir des sommes sur plusieurs années, qui ne représentent même pas 10 % de leurs bénéfices annuels. C’est un choix : les bénéfices pour investir pour la vie, les gens et les territoires ou pour les actionnaires ?

Mettons ces exigences dans le débat pour un avenir positif du bassin industriel et en premier lieu Yara, ses salariés et ses sous-traitants.

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