Graves menaces pour les 19 salariés de Cap emploi en Béarn : des questions à ce jour sans réponse. Il y a un loup.

Comment expliquer la situation en Béarn suite à l’appel d’offre se concluant par le choix d’un organisme privé pour assurer les missions publiques d’accueil et d’insertion vers l’emploi des travailleurs handicapés ?

D’abord les faits.  Cap emploi, qui a obtenu de très bons résultats, tant sur les contrats signés que sur la formation, s’est vu préférer un organisme privé. L’une des conséquences de la Loi Travail est en effet une mise en concurrence de ce « marché » pour les 5 ans à venir. Partout ailleurs, tant sur le plan national qu’à l’échelle de la Nouvelle Aquitaine, cap emploi a été retenu. Pas en Béarn. Pour quelles raisons précises, sur quels critères ? Il y a un loup.

Voilà donc une bien curieuse spécificité béarnaise qu’il faut interroger. Que s’est-il passé au sein du jury ? Quelles pressions se sont exercées ? Pour quels objectifs ?

L’affaire n’est pas bouclée puisque une action est engagée pour obtenir la révision du marché avec, très certainement, un recours au tribunal administratif. En attendant, les 19 salariés de Cap Emploi, sont menacés de licenciement et font passés les fêtés de fin d’année avec la peur au ventre. La source de financement de la structure associative s’arrêtera le 31 décembre.

Il est aussi question de la qualité de l’accompagnement et de l’insertion professionnelle et sociale des travailleurs handicapés. En Béarn, Cap emploi a suivi en 2016 plus de 1500 personnes avec une prise en considération de toutes les problématiques, avec de nombreux dispositifs directement menacés par une « marchandisation » sur des critères de gestion privée.

J’interviendrai sur ce sujet, ce soir, lors du conseil communautaire.

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