« Il faut reconstruire une majorité de gauche »

Mon interview réalisé par Eric Bély, pour la Rep des Pyrénées. 

Le PCF soutient Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Est-ce que Benoît Hamon ne serait pas un meilleur cheval ?

Le PCF a décidé de ne pas rajouter un bulletin de vote. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, avec qui on a fait une belle campagne en 2012 et dont les propositions se rapprochent le plus de ce que nous souhaitons. Maintenant, la victoire de Benoît Hamon dans la primaire est une bonne nouvelle.

La défaite de Valls, après l’empêchement de Hollande, confirme l’échec de ce quinquennat dont la page est enfin tournée. Mais j’aimerais qu’on puisse, avec Mélenchon, avec Hamon, avec les écologistes, réfléchir à la manière de reconstruire une majorité politique de gauche, pour les législatives. Et je vais m’y attacher localement.

Comment analysez-vous la mode Macron ?

Ce n’est pas un perdreau de l’année. Il a des états de service. À la banque Rothschild, à l’Elysée…

C’est l’homme de la finance et du système. Pour ceux qui ont soutenu ce quinquennat, Macron est une branche à laquelle s’accrocher. Il y a aussi un phénomène préoccupant : le dispositif médiatique et sondagier qui le présente comme le candidat de la modernité, alors qu’il y a beaucoup d’archaïsmes chez Macron. C’est le mélange de Thatcher et de Blair. Après l’affaire Fillon, certaines pratiques politiques doivent-elles changer ?

On vit, après l’affaire Cahuzac, une nouvelle affaire politico-financière qui provoque le dégoût et la nausée dans le pays.

Avec le sentiment que les politiques sont dans une totale impunité, sans parler des sommes étalées qui sont complètement indécentes. Rappelons que le salaire médian en France est à 1 700 euros. Depuis l’affaire Cahuzac, nous avons plus de transparence grâce au travail du parquet financier et des médias. Il faut aussi un statut de l’élu. Mais désormais, ceux qui ne seront pas exemplaires le paieront cher. Et je suis pour que la famille Fillon rembourse les sommes perçues.

Comme vous, François Bayrou dénonce « les forces d’argent ». Allez-vous l’inviter à la Fête de l’Huma ?

À l’écouter, on a parfois l’impression qu’il veut rebaptiser la place Royale en place de la Révolution. Mais je pense qu’il continue de préférer Henri IV à Che Guevara. François Bayrou est un libéral. C’est un représentant de la droite française. Son rapport à l’argent est parfaitement sain. Il a raison quand il dénonce les liens à l’argent de François Fillon. Mais il y a quelques semaines, il se proposait d’amender son programme !

François Bayrou doit encore progresser pour faire un discours à la Fête de l’Huma en septembre prochain.

Il présente son action municipale comme un laboratoire de son projet pour la France. Êtes-vous satisfait de  l’expérience ?

Au début, il y avait une énergie. Il veut une belle vitrine. Mais les failles commencent à apparaître.

Il n’a pas de vision du développement économique sur le territoire. Et on a une ville à deux vitesses. Les quartiers populaires souffrent. Il fragilise le pouvoir d’achat des plus modestes.

Vous êtes candidat sur la 1re circonscription. Quel est votre projet ?

Je serai le candidat de la gauche sur ses valeurs et ses combats, sur le social et sur l’écologie.

Nous nous devons de rassembler toutes les sensibilités de gauche qui veulent tourner la page de ce quinquennat. Ma candidature est sincère et forte.

C’est un point de repère pour tous ceux qui veulent que la gauche relève la tête. Le candidat socialiste, Jérôme Marbot, a, avec d’autres responsables politiques locaux, tout accepté de ce quinquennat. Il est disqualifié pour parler au nom de la gauche.

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