Conseil municipal du 18 septembre.

Rapide retour sur le conseil municipal d’hier soir. Plus de 4 heures de séance. Avec, dès l’entame, une chronique de F.Bayrou. J’ai réagi sur un point. Oui, une première année de Médecine à Pau, c’est une très bonne chose. Reste à mettre fin, nationalement, au numerus clausus, et à engager les investissements nécessaires pour accueillir, dans de bonnes conditions, les 40 000 étudiants supplémentaires dans l’enseignement supérieur. Au scandale d’APB de cet été, le gouvernement répond par la menace d’une sélection généralisée. J’ai ensuite évoqué 5 sujets.

1 / ISABE. En distribuant le livre « Isabe debout » à l’ensemble des élus présents. Dans sa réponse, le maire de Pau s’est engagé à recevoir les habitants qui témoignent dans cet ouvrage. C’est une très bonne chose. On va par ailleurs poursuivre nos actions de sensibilisation avec la diffusion du livre et de riposte sur le plan juridique.

2 / Le PARKING de l’Hôpital de Pau. Depuis le printemps, à l’initiative d’un collectif de militants de la CGT, 8600 signatures ont été recueillies pour dénoncer le projet qui consiste à en finir avec la gratuité de ce parking avec un bail de 10 ans a une entreprise privée. À Pau, depuis l’élection de F.Bayrou, les tarifs ne cessent d’augmenter, le « payant » se généralise. Si la question du parking de l’Hôpital a trouvé un écho aussi important avec cette pétition, c’est que l’on touche à du sensible, à de l’humain. Aller à l’hôpital n’est pas une partie de plaisir, pour une hospitalisation, un examen, visiter un patient. Il y a déjà beaucoup trop de frais à engager, alors que la santé pour toutes et tous ne devrait pas faire l’objet d’une telle marchandisation, pour ajouter un péage à l’entrée du parking. Affaire à suivre. La décision doit être prise en octobre.

3 / Les CONTRATS AIDÉS. J’ai interpellé le maire et l’adjoint Jean-Paul Brin. J’entends les assurances exprimées, notamment celle qui consiste à nous dire que le Préfet, dans les dérogations qu’il peut accorder, ciblera les missions éducatives. Nous verrons bien… J’ai quelques doutes. Dès aujourd’hui, je pose la question au Préfet des Pyrénées-Atlantiques. C’est un sujet extrêmement important. On ne prend pas encore la juste mesure des conséquences, dramatiques, pour les femmes et les hommes, sous contrat, qui passeront de la précarité au chômage, pour des actions d’intérêt général qui ne seront plus assurées, pour les personnes – notamment les plus fragiles et les plus modestes -, les familles qui ne pourront plus en bénéficier. Le monde associatif est en danger. J’ai demandé, en urgence,  un diagnostic territorial. Quelles sont les associations les plus menacées ? Comment y répondre. Un moratoire sur le non renouvellement et la suppression des contrats aidés s’impose.

4 / L’avenir du commerce palois en cœur de ville fait débat. Suite à une visite auprès des étaliers des Halles, j’ai posé une question simple : pourquoi des commerçants qui souhaitent poursuivre leur activité dans les nouvelles Halles ne sont pas retenus ?

5 / Pour terminer, il a été question du Festival flamenco et féria de Pau. L’association s’inquiète alors qu’elle vient de réaliser une magnifique édition 2017.

Je le sais bien. L’addition de ces patates chaudes – et la liste est encore longue- peut agacer. D’autant que F.Bayrou y répond en prenant son temps… Il explique, argumente. Et je fais de même… La presse y voit une partie de ping-pong, me qualifie dans Sud-Ouest, « d’opposant favori ». Cela me semble tout simplement être un moment incontournable dans notre vie démocratique locale. Pourquoi ce qui est discuté en ville, ce qui fait réagir les paloises et les palois, ne serait pas discuté en conseil municipal ?

Pour le coup, j’ai beaucoup moins d’intérêt pour ce qui relève du débat devenu assez lourdingue qui consiste à savoir ce qui, dans les travaux et investissements d’aujourd’hui, relèvent de l’ancienne mandature ou de la nouvelle équipe municipale. J’ai quand même une petite idée… Dans mes balades en ville, je ne croise personne qui, parlant du Hédas, des Halles, du Hameau…, veut absolument l’attribuer à l’ancienne maire. À moins de vouloir raconter un conte pour enfant. « Il était une fois, une dame, dans son bureau, qui avait très très peur de décider… »

Au cours de ce Conseil, j’ai indiqué que le climat social au sein de notre collectivité se dégradait. Avec des agents à bout, des burn-out. Certaines formes de « management » (j’ai horreur de ce mot) mettent à mal les missions de services publics. De trop nombreux agents, principalement en catégorie C mais pas uniquement, attendent un peu plus de reconnaissance et parfois aussi…de considération.

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