Comment demander efforts et sacrifices au pays avec une telle dette ?

Pour François Fillon, tout est légal . Il ne remboursera rien. Pour plus de 3600 euros nets, sa femme, Pénélope, n’était pas son « assistante » mais sa « collaboratrice ». Elle assurait « des tâches modestes ». Ouf, le pays respire. Tout va pour le mieux.

Sur le plan moral, il admet une « erreur » mais refuse de rembourser. Bref, semblant toujours ne pas comprendre la nausée provoquée par cette nouvelle affaire politico-financière, il se comporte comme si tout cela n’était qu’un simple accroc, qu’une malheureuse erreur de conduite.

Mais aujourd’hui, le bolide Fillon du lendemain de la primaire est victime d’une grosse avarie technique .

Comment demander efforts et sacrifices au pays avec une telle dette ?

« le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel »

Aujourd’hui, dans sa déclaration de politique générale, Bernard Cazeneuve a conclu en faisant écho au magnifique discours à la jeunesse de Jaurès. Mais en oubliant l’essentiel : le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire.

La vérité de ce quinquennat est un renoncement aux valeurs et aux combats de gauche, c’est la chronique d’un échec dont le symbole restera l’empêchement de F. Hollande a se représenter.

Le nouveau premier Ministre ne voulait pas juste « éteindre la lumière ». Ce discours participe pourtant bel et bien à une fin de mandat crépusculaire, sans résultat et sans imaginaire.

Comme Jaurès, nous « avons une confiance inébranlable en l’avenir » car les femmes et les hommes de gauche et de progrès peuvent et doivent réagir face aux dangers d’une victoire de la droite et du FN.

B.Cazeneuve devrait relire Jaurès : « le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». Aujourd’hui, le nouveau premier ministre n’a fait ni l’un, ni l’autre.

Luxleaks : Le PCF demande l’annulation de la condamnation des lanceurs d’alerte.

A l’occasion du procès en appel des lanceurs d’alerte Antoine Deltour et Raphaël Halet et du journaliste Edouard Perrin dans l’affaire dite #luxleaks et qui s’ouvre aujourd’hui au Luxembourg, le PCF rappelle sa solidarité avec les citoyens qui s’élèvent contre l’injustice fiscale.

Antoine Deltour et Raphael Halet ont été condamnés en première instance à 12 et 9 mois de prison avec sursis, et respectivement 1500 et 1000€ d’amende, tandis qu’Edouard Perrin a été « acquitté ». Leur action a pourtant permis d’élever au rang de débat la question des rescrits fiscaux, déloyale concurrence entre les pays européens, dont le nombre a dangereusement augmenté depuis 2014.

Il y a urgence à obliger les multinationales à faire acte de reporting public, pays par pays, au sein et à l’extérieur de l’Union européenne. Allons vers une COP 21 sur la fiscalité permettant des objectifs ambitieux en terme de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Le PCF demande par ailleurs l’annulation de cette condamnation inique et réaffirme sa solidarité avec les trois citoyens.

Macron ou la candidature de l’enfant gâté du patronat, du quinquennat et des médias

En déclarant sa candidature à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, cet enfant gâté du patronat, du quinquennat et des médias, aimerait incarner, contre le statut quo, un avenir de progrès. Mais Emmanuel Macron n’est pas un perdreau de l’année. Il a été, comme conseiller du candidat Hollande puis secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’Économie, l’un des piliers des politiques désastreuses menées depuis le printemps 2012. Il n’a pas uniquement « vu de l’intérieur » le système. Il est un acteur de ce système et le restera pour, lors de la prochaine présidentielle, défendre les intérêts d’une classe, d’un camp et d’un clan.

Des premières trahisons du quinquennat à la loi El Khomri, du CICE à la loi qui porte son nom, Emmanuel Macron a déjà des états de services qui en disent long sur la nature de son projet politique. Il parle « d’émancipation des personnes et de la société » après avoir tant œuvré à la précarité généralisée. Il veut « protéger les plus faibles » après avoir contribué à l’explosion des inégalités et du chômage. Il parle d’enjeux écologistes et énergétiques après avoir sacrifié le service ferroviaire public pour des les « bus Macron ». Il parle des jeunes après leur avoir taillé un beau costard…

Macron, avec d’autres, prennent place dans le paysage présidentiel pour dévoyer les aspirations populaires au changement. Que les forces de gauche, de l’écologie, du progrès social et démocratique, alternatives à l’austérité, au libéralisme et au quinquennat Hollande, se rassemblent enfin sur l’essentiel. Qu’elles convergent vite pour reconstruire une espérance collective pour la France et la gauche

Le PCF soutient les salariés d’iTELE en grève

Les salariés de iTELE, en grève depuis le 17 octobre dernier viennent de décider massivement la prolongation de leur mouvement pour le 10ème jour consécutif.

Le PCF soutient les salariés de la chaîne dont l’actionnaire principal, et a priori décisionnaire des programmes, impose notamment la présence de Jean-Marc Morandini sur la grille.

L’annonce hier, par la direction, de la suspension provisoire de Jean-Marc Morandini de l’antenne, « jusqu’à ce que la grève soit terminée » est une provocation supplémentaire insupportable.

Le PCF soutient les salariés qui demandent le retrait définitif de Morandini Live de manière à ce que la chaîne fasse preuve de neutralité par rapport à la mise en examen de l’animateur et qu’un dialogue soit engagé avec les représentants du personnel. Les salariés demandent également la signature d’une charte rédactionnelle (prête depuis des mois).

Enfin, un directeur de la rédaction indépendant de celle de Direct matin doit être nommé, garantissant ainsi l’indépendance de la rédaction d’iTELE.

« Accusations extrêmement graves de collusion entre des personnalités politiques et le Qatar ».

Dans un livre-enquête « Nos très chers émirs », Georges Malbrunot et Christian Chesnot lancent des accusations extrêmement graves de collusion politico-financières à l’encontre de Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, ainsi que de plusieurs personnalités politiques socialistes, des Républicains et du Centre.

Contre rétributions financières, des accords et services politiques en tous genres se seraient noués afin de servir les intérêts du Qatar. Ces faits, s’ils étaient avérés, seraient gravissimes et relèveraient des tribunaux.

Face à la gravité des accusations, nous demandons que la justice soit saisie au plus vite.

S’attaquer au centre d’hébergement des SDF dans le 16eme est une ignominie

Ce matin, le centre d’hébergement du 16e arrondissement de Paris a été la cible d’une tentative d’incendie criminel heureusement maîtrisée par les secours qui ont découvert la présence de liquide inflammable sur place. S’attaquer à une structure qui a pour objet de protéger les sans domicile et les plus fragiles est une ignominie. Comment la droite locale, emmenée par le maire de l’arrondissement Claude Goasguen, peut-elle encore se regarder dans un miroir après avoir participé à un tel déchainement de haine contre le nouveau centre qui ouvrira le 5 novembre.


Le PCF apporte tout son soutien à l’action de la mairie de Paris menée par Ian Brossat et demande que le ministère de l’Intérieur prenne toutes les dispositions pour qu’un tel acte ne se reproduise pas.

Un président ne devrait pas….

Tempête médiatique avec la publication du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme consacré à François Hollande.

Pour aller droit au but – cela n’est en rien un dribble pour attirer l’attention sur les propos peu amènes de F.Hollande sur l’équipe de France -, celui qui est passé de Solférino à l’Elysée est en proie à une véritable addiction aux journalistes. C’était vrai avant, la fonction présidentielle n’a rien changé dans ce registre. Pire, il semblerait qu’on frise l’overdose. F.Hollande est accro. Pour ce livre, sans parler des autres, cela se traduit donc par 61 rendez-vous dont des dîners privés au domicile d’un des journalistes.

Les derniers soutiens à ce président récidiviste font vraiment de leur mieux (1). Mais on sent bien que le cœur n’y est pas, n’y est plus. Il est vrai que les extraits publiés dans la presse sont affligeants et consternants pour F.Hollande dans un moment où il tente, sans y parvenir, dans un long entretien dans l’Obs de récuser un procès en trahison.

Plus sérieusement, car il y a aussi beaucoup de vacuité et de grotesque dans tout cela, la question qui est posée est celle de notre vie démocratique, de nos institutions, de la Veme République, du présidentialisme, d’un homme élu en 2012 et qui a pu n’en faire qu’a sa tête, de la non renégociation du traité budgétaire européen, dès son installation, à cette fin de quinquennat où l’exercice auquel il se livre ne peut qu’alimenter le dégoût de la politique.

Un président ne devrait pas….être élu de cette manière, agir ainsi, mépriser le Parlement et les partenaires sociaux, faire une politique dont on ne trouve trace dans ses engagements ( pacte de responsabilité, CICE), dire de la justice qu’elle est une « institution de la lâcheté » ou que le CPE de Villepin « ce n’était pas absurde »…

Et puis enfin, ce qui est insupportable, c’est ce ton chichiteux, ce lamento permanent sur la dureté de la tâche. Cela n’est-il pas obscène par rapport aux millions de femmes et d’hommes qui sont véritablement confrontés à la pénibilité au travail, à la précarité, aux journées qui habitent les corps et les âmes ? Lui président, ils n’oublieront pas.

F.Hollande ne peut raisonnablement pas être candidat en 2017.

(1) Comme Frédérique Espagnac déclarant sur un plateau TV que le président a « découvert » ce livre…après plus de 200 heures d’entretien avec les auteurs.

Soutien aux enseignants et aux parents d’élèves du collège Clermont à Pau

Les parents d’élèves et les enseignants du collège Clermont ont raison d’être en colère et d’exiger que les moyens indispensables à un enseignement de qualité pour tous les élèves soient donnés à l’établissement.

Les élèves et les personnels de ce collège qui accueille près de 550 élèves sont déjà obligés d’étudier et de travailler dans des espaces modulaires à cause de travaux de rénovation qui durent depuis des mois. L’arrêt des travaux du 24 février à cause de difficultés de désamiantage qui n’auraient pas dû être une surprise, prolonge encore cette période difficile. Dans ce cadre, et alors que le département montre sa volonté de donner un nouveau cadre aux usagers de cet établissement, une grande majorité d’enseignants soutenus par la FCPE a déclenché une grève il y a quelques jours pour exprimer leur lassitude, leur déception et leur colère devant la baisse des moyens accordés à l’établissement pour accueillir correctement une population scolaire qui comporte des élèves en difficulté qui disposent de dispositifs particuliers.

En juillet, deux classes (sixième et troisième) ont été supprimées avec promesse de maintien d’une classe de cinquième. A la rentrée, cette classe de 5ème était supprimée, provoquant une augmentation des effectifs dans les classes, notamment celles qui sont destinées à accueillir les élèves malentendants, ou relevant des dispositifs ULIS et UPS. Les groupes de langues sont également à 30 élèves voire 31. Des conditions de travail et d’apprentissage jugées inacceptables par les enseignants comme par les parents.

Ce mercredi, une délégation était enfin reçue par le directeur des services départementaux de l’Education nationale, qui a dû concéder quelques heures d’enseignement. Mais le compte est loin d’y être, et l’argumentation du DDEN était bien pitoyable : « Si on ouvre ici, il faudra aussi ouvrir ailleurs »…

C’est pas faux… Mais cela montre aussi que la politique d’austérité qui frappe les services publics, et particulièrement ici l’éducation nationale, n’est pas acceptée par les usagers et les agents de ces services publics.

J’apporte mon soutien aux personnels de ce collège et aux parents d’élèves et je vais interpeler le DDEN pour que satisfaction leur soit donnée.

Olivier DARTIGOLLES, conseiller municipal de Pau et porte-parole du PCF.

crédit photo : La république des pyrénées

Dématérialisation des professions de foi : « La démocratie a un prix »

La dématérialisation annoncée des professions de foi pour les élections présidentielles et législatives va permettre que s’accroisse encore l’inégalité d’information.

Bien sûr, on ne peut ignorer les 105 hectares de forêts coupés pour subvenir en besoin papiers du matériel électoral de 2012, ni les 205 millions d’euros du coût payé par l’État. Cependant, cette dématérialisation va mettre à mal le pluralisme et la démocratie.

Non seulement tous les foyers, tous les électeurs n’ont pas le matériel informatique, ni la possibilité de lire le courrier électronique, mais en plus, cela impliquerait que l’État aient les adresses e-mail de millions de citoyens.

Le PCF propose, s’il s’agit vraiment d’économies et d’éthique, de baisser le plafond des dépenses pour l’élection présidentielle qui est aujourd’hui de 16,8millions d’euros pour le 1er tour et de 22,5millions d’euros pour le second tour. Ce remboursement, même plafonné, ne fait que favoriser les candidats qui ont déjà de gros moyens financiers, comme Nicolas Sarkozy qui aurait dépensé près de 46 millions d’euros en 2012.

La démocratie a un prix : permettre à chaque citoyen de pouvoir faire son choix à partir de documents écrits par les candidats eux-mêmes, reste le moyen le plus équitable et le plus juste.

Olivier Dartigolles

paris, le 17 septembre 2016.