Nos quartiers palois : Place d’Espagne et cité des Fleurs.

Nous venons d’effectuer deux nouvelles étapes dans le cadre de notre circuit « Nos quartiers palois ». Le vendredi 29 juin dans le secteur Place d’Espagne et rue Lamothe. Hier, en fin d’après midi, du coté de la cité des Fleurs.

Comme à chaque fois, la rencontre est annoncée par des petites affichettes, deux jours avant. Cela commence a bien fonctionné avec une petite équipe constituée autour de moi et qui m’aide à identifier les problèmes locaux et à rencontrer les personnes qui veulent en discuter. Le simple fait de poser les affichettes qui annoncent notre venue permet des premiers échanges. Merci Nelly qui a la charge de cette logistique !

Le plus souvent, ces paloises et ces palois n’ont pas eu de réponses de la mairie. Ils n’ont jamais vu un élu de la majorité municipale faire le déplacement. À chaque fois, je sais qu’une parole sera, invariablement, prononcée : « Le maire ? Depuis son élection, on ne l’a pas vu ici…trop occupé à Paris ».

Je crois qu’une image se construit dans les premiers mois d’une mandature. Les choses se fixent très rapidement et il est très difficile d’y revenir dessus. Macron restera le président des riches. Et François Bayrou, celui qui a voulu quitter Pau pour une fonction plus prestigieuse. Le président du Modem, lors de la campagne, s’était engagé à une proximité, une présence, avec des annonces fracassantes sur la démocratie participative. Son aller/retour Place Vendôme/Place royale a été d’autant plus mal ressenti qu’il est clairement apparu que sa démission du gouvernement lui a été imposée par Macron et le Premier ministre. Qu’il s’est accroché jusqu’au bout à son poste de ministre de la Justice…après avoir déclaré, lors des dernières élections municipales, qu’il ne quitterait plus la ville de Pau. Pour rappel, le DGS et la directrice de la communication de la ville – une ancienne élue Modem- allaient suivre F.Bayrou à Paris. Cela a choqué à l’époque.

François Bayrou n’a pas tenu parole et, depuis son éviction du gouvernement, il ronge son frein avec un très faible intérêt pour les affaires du quotidien à Pau et une propension, n’ayant pu être roi à Paris, à vouloir l’être ici en Béarn : discours inaugural lors de la création du pays de Béarn sur le mode « je suis le nouveau Henri IV », nouveau logo « Pau capitale », rénovation de la façade de l’hôtel de ville, avec des couleurs « abricot et vert » et un « air florentin » voulu par le maire, une politique municipale de plus en plus bling bling . Tout cela peut bien évidemment faire sourire mais, au regard de ce que je constate lors de mes déplacements dans les quartiers palois, notre ville souffre, à commencer par les associations, les familles populaires confrontées à la hausse permanente des tarifs municipaux, des quartiers entiers qui ne sont pas pris en considération. Comme Emmanuel Macron pour le pays tout entier, François Bayrou mène une politique qui n’a pas pour objectif la réduction des inégalités. Comme Emmanuel Macron, pour lui, certaines personnes « ne sont rien ». Le dossier Isabe en dit long sur sa manière de considérer les plus modestes.

Donc, après mes déplacements place d’Espagne et cité des Fleurs, voilà ce que les paloises et les palois m’ont fait observer.

Place d’Espagne et rue Lamothe. On s’installe au café, les premiers habitants arrivent. Trois, puis six, on élargit l’espace tout en commandant des cafés. Une première personne dit : « merci d’être venu, j’ai beaucoup de choses à dire, je fais faire vite ». Comme à chaque fois dans un pareil moment, je tiens à préciser une chose : « Madame, vous avez le temps, j’ai deux heures devant moi. Là, on va échanger et après on pourra se promener dans le quartier, constater ensemble ce qui vous pose problème ». Il est question du trafic de drogues qui pourrit la vie des habitants. Les deux représentants du collectif citoyen qui s’est formé pour interpeller les pouvoirs publics sont venues à ma rencontre. Il me disent très précisément comment les choses se passent. Puis nous engageons la discussion sur les réponses et les solutions. Sur les moyens pour la police et la justice. Sur la nécessité d’intervenir en amont. La municipalité Bayrou, dès son arrivée aux affaires, à mis fin brutalement aux missions de l’éducation spécialisée (Apsap). Je rappelle que nous manquons dans l’hyper-centre de Pau d’un lieu d’accueil non marchand pour les jeunes. Tout le travail réalisé sous l’ancienne mandature autour du projet du 22 rue Lamothe avait pointé ce besoin, qui n’a cessé, depuis, de grandir.

Puis, il est question de l’aménagement de la place d’Espagne. Le résultat ne soulève pas l’enthousiasme. Et surtout, ce qui frappe, c’est l’état général. Normalement, après une telle rénovation, on a envie d’en prendre soin. Ce n’est pas le cas. Les plantations ( voir photo) dans les espaces verts ne sont pas très en forme. Cela peut apparaître comme un détail. Et pourtant, toutes les personnes croisées en cette fin de matinée sur la place ont voulu me le faire constater. Comme si cette désolation végétale était le symbole d’une opération qui ne permet pas, au final, un réel embellissement du cadre de vie.

Des questions sont posées sur la structure en bois, sur l’ascenseur. « Nous sommes toujours en travaux ici, c’est jamais fini quoi…, c’est fatiguant. Pour la façade de l’hôtel de ville, c’est différent ! » observe un retraité qui habite à la résidence Séville. Puis, une paloise m’informe de son inquiétude concernant la qualité de l’eau. Depuis les travaux, « il y a très souvent un dépôt au fond de mon évier quand je fais couler de l’eau ». Je lui indique la démarche à suivre. Un commerçant évoque les indemnisations pour le manque à gagner avec les travaux. Il n’a pas été retenu. Un autre regrette de n’avoir été indemnisé que jusqu’au 30 octobre. Comme à chaque fois, nous partons constater les choses. On échange des coordonnées avec l’objectif de refaire le point dans quelques semaines. Après chaque déplacement, j’adresse un courriel au maire avec simplement la liste des demandes. Dans certains cas, j’interviens aussi lors des conseils municipaux.

Cité des Fleurs, sous un ciel annonçant un gros orage, je suis allé du coté de la place Baudelaire. Nous sommes dans le périmètre de la rénovation urbaine. Ici comme ailleurs, les habitants n’ont pas eu d’informations précises. C’est révoltant de constater dans de tels moments le fossé entre ls éléments de langage de la municipalité sur « la co-construction avec les habitants » et la réalité. Ils s’interrogent sur l’avenir de la petite placette à laquelle ils sont très attachés. « Le soir, on vient s’assoir sur les bancs, on prend le frais, on discute avec les voisins, les enfants jouent » précise une résidente. Pourquoi ne pas les associer – et pour tout dire les respecter – en les informant des décisions prises ?

Direction la petite supérette du quartier. J’adore ces endroits. Très bon accueil de la commerçante, originaire du Sénégal. Elle me dit être une fidèle de la radio RMC entre midi et deux et qu’elle aime bien quand je suis l’un des invités de l’émission. « J’ai remarqué qu’à chaque fois vous vous arrangez pour parler de Pau ! ». Exact ! Et ce n’est pas toujours simple…

Prochaine étape dans nos quartiers palois : mardi 10 juillet au Cami Salié.

Le coche et la mouche…

Compte-rendu du Conseil communautaire du 28/06 : le coche et la mouche…

Hier soir, conseil communautaire. Le matin, j’étais allé à la rencontre des syndicalistes de la CGT, engagés dans une bataille pour préserver la mission de service public de la cuisine communautaire.

D’abord un petit message pour les lecteurs de la République des Pyrénées, j’étais bien présent, tout comme André Duchateau, à ce conseil communautaire. Et nous sommes intervenus lors des débats. Je me prépare donc à quelques appels téléphoniques de copains sur le mode « Olivier, tu n’as pas pu participer au conseil d’agglomération ? ». Pour beaucoup, « La Rép », comme nous disons ici, est une institution, le seul et unique lien avec l’actu locale. Elle peut nous plaire ou nous agacer, qu’importe, elle est là. Sur les tables des familles, le comptoir du café. Nous y sommes attachés. Il faut aussi lire Sud-Ouest ! De toute manière, vous n’allez pas provoquer un drame : c’est le même groupe de presse.

En fait, l’article de la Rép ne fait écho qu’aux interventions des maires des communes de notre collectivité. C’est d’ailleurs une vraie question. Le conseil d’agglomération n’est-il qu’une chambre d’enregistrement des arbitrages rendus par le bureau des maires ? Ce que l’on nomme « l’esprit communautaire » – et qui n’existe pas vraiment – n’a-t-il pas besoin d’une assemblée délibérante pleinement respectée ? Si cette question ne date pas d’aujourd’hui, elle se pose de manière plus renforcée encore après le dernier élargissement. La communauté d’agglomération devrait d’abord être une vision partagée de l’avenir de notre territoire, elle est d’abord l’intérêt particulier additionné des communes qui l’a compose. Un exemple : pourquoi le maire de Lescar, personnalité haute en couleur, qui a pu, par le passé, enflammer le débat communautaire, est-il aujourd’hui si sage ? Pourquoi tant de déférence vis à vis du président de l’agglomération ? Pour une seule et unique raison, la commune de Lescar a touché un joli pactole financier communautaire pour son cœur de ville.

À vrai dire, beaucoup d’élus communautaires se demandent ce qu’ils viennent faire dans ce conseil. D’autant que le début de mandature a été marquée par des passes d’armes entre F.Bayrou et « le communiste Dartigolles » qui ont pu lasser. Un mauvais remake de Don Camillo et Peppone à la sauce béarnaise ! C’est pourquoi, je ne réponds plus aux élucubrations du président de l’agglomération sur l’Europe, la dette, la Grèce….Hier soir encore, voulant très certainement faire le « buzz », F.Bayrou a lâché un scoop : « Le soir où la Grèce a dû céder, j’étais avec Jean-Luc Mélenchon lors d’un dîner chez des amis communs », « même si je ne partage pas sa germanophobie » complète-t-il, hésitant, dans un exercice d’équilibriste… La belle affaire.

Reste que F.Bayrou n’indique pas que la Grèce a alors été livrée aux chiens de l’austérité. Mais bon, pour rester sur les enjeux communautaires, qui ne manquent pas, je ne réponds plus. Hier soir, juste par un simple « vous racontez des sottises ». Sur la question de la dette, le logiciel Bayrou est resté planté au début des années 2000. Son argumentaire, qui prend un temps plus ou moins long… mais avec lui le temps s’allonge même quand c’est plus court – est récité en boucle avec, à chaque fois, les mêmes formules, les mêmes chiffres, les mêmes exemples. Sans avoir pris la peine de lire les travaux récents d’économistes – dont des libéraux -, qui introduisent un peu de complexité dans tout cela, il récite un bréviaire, celui de l’austérité.

 

Ma première intervention, après la délibération sur le « plan climat, air, énergie », a été consacrée à la solidarité aux communes très durement frappées par les inondations. Alors que François Bayrou est resté à Paris, un formidable élan de solidarité s’est manifesté en Béarn. Les agents de notre collectivité n’ont pas compris pourquoi nous n’étions pas allés, dès le lendemain des intempéries, prêter main forte aux équipes déjà sur place. Le maire de Salies-de-Béarn avait alors témoigné : « de nombreuses mairies se sont mobilisées pour nous aider, on a vu arriver des agents et du matériel de Bayonne, d’Anglet, de Saint-Palais, de la communauté de communes Lacq-Orthez ou encore d’Orthez, de Sauveterre, des maires de villages environnants comme Carresse, Saint-Pé-de-Léren ou encore Castagnède nous ont envoyé leur cantonnier, le maire de Mauléon a aussi été formidable… ». Pau a manqué à ce premier appel. Depuis, des chalets en bois ont été livrés, nous avons proposé des fleurs, une réflexion à l’échelle du Pays de Béarn pour un mécanisme d’alerte et de solidarité. Un moment pénible : quand F.Bayrou se pousse du col et laisse entendre que c’est grâce à son intervention auprès de Gérard Collomb que l’état de catastrophe naturelle a été obtenu. J’ai trouvé cela obscène. Seuls les dégâts considérables provoqués par ces intempéries, les situations dramatiques vécues par tant de familles, les conséquences dramatiques pour l’économie locale, les services publics, ont justifié un classement rapide en catastrophe naturelle. Le préfet a fait son travail et, avec lui, les parlementaires du Béarn. F.Bayrou, dans de tels moments, est tout simplement indécrottable. Il ne peut pas s’en empêcher. C’est dans sa nature. Une blessure narcissique qui ne cesse d’augmenter avec les années. Le plus souvent, cela nous fait sourire. Mais dans de tels moments, ce n’est pas terrible…

Autre moment de ce Conseil communautaire : le budget. Et plus précisément, le pacte financier entre notre collectivité et l’Etat. J’étais intervenu lundi soir, lors du conseil municipal, pour alerter sur la gravité de cette fausse « contractualisation », née de la dernière loi des finances, et qui porte gravement atteinte au principe de libre administration des collectivités. Cela n’avait pas suscité de débat. Hier soir, voulant couper court, F.Bayrou a osé un « nous en avons débattu ». Ce qui est absolument faux puisque seule cette délibération permettait de le faire.

Nous avons été quelques-uns, dont Jean-Yves Lalanne, Pascal Mora, Michel Bernos, à échanger des arguments dans un exercice démocratique de qualité. Comme à son habitude, après chaque intervention n’allant pas dans le sens voulu, F.Bayrou abaisse ce débat en caricaturant les idées des uns, en faisant la leçon, « vous êtes illogiques », aux autres. Heureusement, nous avons en la personne de Jean-Louis Pérès, Monsieur Finances à la ville et à l’agglomération, un élu respectueux des sensibilités qui s’expriment dans le débat. J’apprécie sa rigueur dans l’analyse et sa volonté constante, par-delà le « climat » des assemblées et des chicayas, pour répondre précisément aux questions qui lui sont posées. Pour lui, ce pacte financier « n’est pas parfait » mais préférable aux baisses de dotations telles qu’elles se pratiquaient par le passé. Il partage avec moi une inconnue : quel avenir pour nos ressources financières ? Le big bang de la fiscalité locale n’étant pas achevé.

Nous aurions pu en rester là…Mais F.Bayrou ne laisse jamais le dernier mot à un membre de son équipe municipale. Jamais. Là encore, c’est plus fort que lui. Il faut qu’il complète, qu’il précise, qu’il pinaille. Ce n’est d’ailleurs pas toujours très élégant pour celui, ou celle, qui a parlé juste avant. Cela donne le sentiment d’un professeur disant à son élève, « c’est bien mais tu as oublié de dire ceci…et de rappeler cela… » Las, certains élus n’interviennent plus. Donc F.Bayrou a eu le dernier mot pour nous dire : « c’est dingue ». Décidément, le lexique de la macronie a du succès….

Puis, nous en sommes arrivés à la proposition d’une nouvelle société publique locale pour en finir avec la régie qui réalise aujourd’hui une mission de service public de grande qualité avec près de 9000 repas livrés par jour. Les 51 agents de notre collectivité n’ont pas été associés à cette décision qui pourtant les concerne directement. Il semblerait, à en croire l’intervention de Michèle Laban-Winograd, maire d’Artigueloutan, que la discussion en bureau des maires ait tourné court. Quel devenir pour nos agents. Pour les effectifs ? Quelles conséquences pour la qualité du service rendu ? Le prix des repas ? Nous avons pu en discuter malgré l’agacement visible du président de l’agglomération. Avec ce que nous venons de vivre avec la SPL des Halles, et le recrutement de Sophie Borotra comme directrice, il était parfaitement légitime de poser une question sur la future gouvernance. D’autant que nous disposons aujourd’hui, dans le cadre de la régie, d’une directrice qui a le sens du service public. Je redoute un nouvel mercato. Après la fille, le fils ? Je plaisante mais il faut rester extrêmement prudent tant le clientélisme de Bayrou et le « système modem » qui s’est installé concernant les recrutements, sont aujourd’hui une réalité. Je viens ainsi d’apprendre que le frère d’une élue de la majorité municipale, qui n’est pas issue de la fonction publique territoriale, vient d’être recruté à la propreté urbaine, directement avec le grade d’agent de maitrise ! Rien de moins. Pour expliquer cette chose insensée, Jean-Paul Brin aurait indiqué qu’aucun de nos agents en poste n’avaient les qualités requises pour occuper cette responsabilité. Quel mépris pour nos agents…

F.Bayrou n’a bien évidemment pas apprécié mon propos sur le recrutement de la directrice des Halles. Après avoir essayé, sans y parvenir, d’établir une équivalence entre l’actuelle directrice de la cuisine communautaire et Sophie Borotra – quand on connaît la réalité…-, il veut me faire la leçon. Mettre les rieurs de son côté. « Monsieur Dartigolles, vous me faites penser à la fable de la Fontaine, « Le coche et la mouche ». Il se lance : « Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé… ». Il est question de chevaux et d’oreilles. Je lui réponds : « sur les oreilles, comme sur les chevaux, vous avez incontestablement des compétences ». J’aurais aussi pu parler des mouches. Celles de lundi soir, lors du conseil municipal où F.Bayrou avaient des révélations à faire, ne sentaient pas très bon…

Aujourd’hui, dans le cadre de l’opération « nos quartiers palois », je serai à 11H à Bosquet et à 16 h devant l’école Nandina Park

Le conseil municipal qui plombe François Bayrou.

Compte-rendu du Conseil municipal du 25 juin 2018.

Hier soir, lors du conseil municipal de Pau, nous venons de vivre un véritable tournant dans la mandature de François Bayrou. Jamais les choses ne s’étaient passées ainsi. Jamais F.Bayrou n’était apparu aussi en difficulté. Et aussi isolé. Seul l’inénarrable Jean-Paul Brin, le monsieur «expertise» du maire, qui lui aurait succédé si F.Bayrou était resté Place Vendôme, a essayé de faire le job mais sans grande conviction. Pas un autre élu de la majorité municipale n’est intervenu dans les moments les plus chauds, mais certains regards en disaient long, notamment quand F.Bayrou a répondu sur l’affaire du recrutement de Sophie Borotra.

Le plus simple pour rendre compte de ce conseil qui fera date est d’en faire un récapitulatif, en prenant les sujets tels qu’ils ont été traités, avec, un crescendo de colères, d’emportements et de pétages de plomb de F.Bayrou. Jusqu’à la glissade finale dans les égouts.

Premier sujet qui a fait débat : le nouveau logo de la ville de Pau. La proposition nous est présentée. Pau avec le Pic du midi d’Ossau dans le A, ce A voulant signifier un large sourire mais il faut nous l’expliquer pour que nous puisions l’imaginer, ce qui n’est jamais très bon. La directrice de la communication, dont nous allons reparlé, s’applique à présenter les éléments de langage fournis par l’agence de communication qui a été retenue. Sans que nous ayons le moindre détail sur la manière dont cette agence a été choisie. Une nouvelle signature est proposée : Pau, capitale humaine.

L’opposition municipale a donc réagi. André Duchateau a aimé le A…,comme « André », tout en exprimant des réserves sur l’idée de « capitale ». Pour ma part, j’ai d’abord indiqué que ce nouveau logo ne créait pas d’émotion particulière. « C’est pas terrible ». On peut faire avec, certes, mais sans enthousiasme aucun. Mon intervention a surtout traité de l’idée « Pau, capitale humaine ». L’agence de communication écrit : « l’océan à 55 minutes, la montagne à 30, le travail à 10 minutes et le bonheur sur place ». J’ai alors demandé si cette agence avait eu accès aux photos des parpaings et celles du murage des appartements à la résidence Isabe ? « Pau, capitale humaine », cela n’est absolu pas le cas dans la gestion municipale qui multiplie les passages en force, le mépris des acteurs locaux, en commençant par les bénévoles associatifs, la brutalité. Je demande donc au maire de bien vouloir procéder au retrait de ces parpaings de la honte. Nous venons de saisir le défenseur des droits. Jeudi dernier, Ian Brossat est venu constater la qualité de cet immeuble social. En fait, Bayrou inscrit sa politique municipale dans la logique de la loi Elan votée à l’Assemblée nationale. Les parpaings d’Isabe en sont un symbole. J’ai aussi précisé que le retrait des parpaings ne serait pas pour nous une victoire politique. Ce n’est pas l’état d’esprit. Nous voulons seulement le respect de la dignité humaine.

Et voilà le moment du premier dévissage de F.Bayrou. Je dois l’avouer, je ne m’y attendais absolument pas car la discussion était « intéressante » pour reprendre la première phrase du maire en réaction à nos propos. Puis…les premières attaques, avec, comme à chaque fois, le visage du maire qui se durcit plus il cogne. Il stigmatise alors des élus d’opposition « médiocres », « ridicules », jouant le « misérabilisme ». « Ignorant et hypocrite », les deux derniers étaient pour moi. Ian Brossat est aussi gratifié de quelques amabilités. A vrai dire, y compris au sein de la majorité municipale, personne ne comprend vraiment cette envolée colérique et belliqueuse.

Cela provoque presque une gène…

Puis est venue la discussion sur la vacance commerciale dans l’hyper-centre de Pau. C’est un vrai sujet. À l’initiative de Stéphanie Maza et d’André Duchateau, un comptage a été réalisé samedi dernier pour faire un point précis. Le maire n’a pas aimé, pas du tout même, d’autant plus que la couverture médiatique a été plutôt positive. Comme à chaque fois, nous avons eu droit à une bataille de chiffres. Les prochains résultats de Procos, attendus pour le mois d’août, diront les choses avec précision. Alors que j’étais en train de présenter des actions menées dans d’autres villes, F.Bayrou me coupe la parole et le micro. Il est emporté par une seconde crise de nerfs. Plus violente que la première. On va donc franchir une étape dans les attaques.

Ce qu’il n’a pas apprécié cette fois ? Les commerçants rencontrés samedi ont très largement regretté l’absence du maire. « Depuis les dernières élections municipales, il n’est jamais venu ». C’est une réalité. F.Bayrou est généralement à Pau le lundi puis prend la direction de Paris dès le lendemain, pour ne revenir que le vendredi. Le jeudi, si nous avons un conseil communautaire. Et il peut ne pas être là le week-end. Il essaye de compenser cette absence par une communication frénétique et compulsive quand il est de retour à Pau mais tout cela commence à trop se voir. A se savoir. Le vernis craque. Les affaires municipales sont traitées par un tout petit clan autour du maire : le DGS ( qui est sur le départ), le premier adjoint ( qui est un peu le couteau suisse du maire et qui encaisse bien) et la directrice de la com. Il n’y a pas de bureaux municipaux réunissant l’exécutif. Les réunions de majorité se tiennent avant un conseil municipal, mais pas toujours, et se résument à une lecture lénifiante des intitulés des délibérations. Alors que le maire s’était engagé à recevoir les agents municipaux tous les mois, il vient de le faire samedi dernier. Mais la convocation n’est partie que la veille. Une quinzaine d’agents, plutôt remontés, ont répondu à l’invitation. La dernière réunion datait du…27 octobre.

Résultat : il peut arriver au maire de ne pas trop maîtriser des sujets. Ainsi, quand lors des échanges sur la gratuité des parkings et des bus, je lui indique que j’utilise le parking de Verdun, il en déduit que je suis un résident de la place. Son œil devient méchant. Il croit me tenir sur un mensonge public car il sait que je n’habite pas ce quartier. Il est donc prêt à mordre. Dans la seconde, Jean-Paul Brin, qui connaît la ville, lui indique que quand on réside quartier du château, on dispose en effet de la possibilité d’avoir un abonnement au parking Verdun. Le maire découvre. A la fin de l’échange, j’ai proposé au maire d’indiquer sur son agenda public ces journées de présence effective à Pau. Refus.

Le calme n’a duré que quelques minutes. Sans que nous comprenions vraiment cette nouvelle charge, F.Bayrou s’est attaqué à mon activité politique, « moi, je n’ai jamais été salarié d’un parti politique ». Lui, qui, il est vrai, depuis plus de 35 ans, n’a pas d’autres activités… Puis, car dans de tels moments, il arrose généreusement le maire, il canarde Pierre Laurent et son père, Paul Laurent. Je regarde le maire et lui fait un petit signe comme quoi il perd totalement la boule…

Puis, nous voilà au plat principal. A la douzième délibération, alors qu’il est question de la SPL des Halles, j’aborde la question du recrutement problématique de Sophie Borotra comme future directrice des Halles. Tout juste après avoir annoncé le sujet de mon intervention, F.Bayrou me coupe une première fois en m’indiquant que, si je poursuivais, je m’exposais à des difficultés et à des « révélations » me concernant. Le procédé est grossier. Je poursuis. Au bout de quelques secondes, F.Bayrou, dont le teint du visage est passé du rosé au pourpre flamboyant, réitère sa menace. Une seconde fois, je lui indique, très calmement, que j’ai bien compris son message, mais que j’avais bien l’intention de poursuivre mon propos.

Il a donc été question pour la première fois au conseil municipal de Pau du recrutement de la fille de Didier Borotra. Je ne fais pas ici le rappel des faits. J’ai consacré un billet à cette affaire. L’article le plus informé a été publié par Médiapart. A lire ici https://www.mediapart.fr/…/250418/l-embauche-qui-plombe-bay…

J’attendais des réponses précises. D’autant plus que depuis la publication de l’enquête, les choses apparaissent plus clairement encore. Aujourd’hui, ce sont les services de l’agglomération, et donc nos agents, qui assurent le gros du travail. Pourquoi donc avoir créé une SPL et avoir recruté Sophie Borotra ? D’abord F.Bayrou, la main sur le cœur, assure qu’il n’a pas été associé à cette décision. Jamais. Promis, juré. A l’issue de son plein gré. Bizarre quand même…car cela est exactement la même ligne de défense que…Didier Borotra après le recrutement de sa fille – décidément – à la cité de l’Océan à Biarritz. Lors du procès, à la question du président du Tribunal, l’interrogeant sur le caractère un peu maigrelet de son CV, elle avait indiqué : « mais j’ai été aussi l’attachée parlementaire de mon père ( Didier Borotra était alors sénateur) quand je vivais en …Amérique latine ».

Bayrou et Borotra ne sont informés de rien quoi. C’est terrible cette omerta dont ils sont les victimes. Pourquoi sont-ils traités avec autant de mépris ? Au moins un coup de fil quoi… cela ne prend que quelques secondes, « Allô, Didier, c’est pour te dire que Sophie va être embauchée à la cité de l’Océan ». « Allô, tu sais, Sophie, Sophie Borotra, la fille de Didier, elle va être directrice des futures Halles, comme tu as engagé plus de 20 millions d’euros d’argent public sur cet équipement, Francois, on t’en informe…on ne ne dérange pas au moins…. ».

F.Bayrou n’a répondu à rien, totalement embourbé dans cette affaire. La moralisation de la vie politique s’arrêterait donc aux frontières du Béarn. Il voit même en moi l’inspirateur direct de l’enquête publiée dans Médiapart. C’est dire sa haute considération pour le site d’investigation, à qui nous devons, pour rappel, le début de l’affaire Cahuzac.

La meilleure défense est l’attaque. Elle a pris les allures d’un pet de lapin sur une toile cirée. D’abord en me reprochant une intervention pour un contrat d’alternance. La belle affaire ! Quand j’ai été, pendant 6 ans, président de la Mission locale, je n’ai jamais regardé la couleur politique de celui qui sollicitait une aide, un conseil, une entreprise, un partenaire pour aider un étudiant en recherche d’un stage, d’un contrat d’alternance. Passons. Puis est venu le grand moment de la soirée. Celui préparé par le cabinet du maire. Je voyais le visage de Stéphane Thérou, le directeur de cabinet de Bayrou, tendu vers l’objectif. Pour rappel, Stéphane Thérou est le premier nom qui apparaît dans l’affaire des présumés emplois fictifs des attachés parlementaires du Modem. Il était l’attaché parlementaire de Sylvie Goulard, ex ministre des armées, entre 2009 et 2015. Il est donc au cœur de l’enquête préliminaire qui a provoqué la démission du gouvernement de F.Bayrou.

L’attaque a visé mon CV. D’abord, je n’ai absolument pas compris ce galimatias. Puis, le brouillard s’est dissipé. En fait, le maire de Pau a mis en cause le fait que j’ai pu enseigner dans ma vie professionnelle. Et même l’obtention de mon diplôme. Pour rappel, j’ai connu un itinéraire classique. Un bac à 18 ans, un DEA à 23 ans. Pour financer mes études, j’ai été surveillant – on disait pion à l’époque-. Puis, en entrant en équipe de recherche à Bordeaux 3, comme doctorant (Je sais que mon directeur de recherche, Bernard Lachaise, lira ces lignes et qu’il en sera un peu ému…c’était une belle période, il est depuis devenu un ami), j’ai voulu gagner un peu mieux ma vie. J’ai donc répondu à un recrutement du Ministère de l’agriculture pour enseigner l’histoire-géographie. J’ai été professeur vacataire, avec de nombreuses affectations, puis titulaire après avoir passé le concours. Rien de très original. J’ai enseigné de 1996 à 2006. J’ai aimé mon métier. J’ai exercé à Dax, Oloron-Sainte-Marie ( un lycée sur les flancs de la montagne), à Mugron, à Pau-Montardon ( plus grosse structure mais j’avais les BTS avec un module sur la connaissance du monde contemporain), à Surgères ( c’était loin mais une belle expérience aussi, au sein d’une école nationale du ministère). Il m’arrive régulièrement de recevoir des messages d’anciens élèves via les réseaux sociaux. J’ai conservé un vrai lien avec une dizaine d’entre-eux. Au fur et à mesure que j’ai rappelé cet itinéraire professionnel, mais aussi humain, j’ai bien vu l’agacement de F.Bayrou et la très grande gène de Monsieur Thérou. Le maire de Pau a alors exprimé une forme de condescendance pour l’enseignement agricole….dans de tels moments, il montre son vrai visage.

Reste une énigme ? Comment ont-il pu croire que je m’étais inventé une activité professionnelle, et la réussite au concours de recrutement, avant de demander une disponibilité et rejoindre l’équipe de Marie-George Buffet, place du Colonel Fabien ? C’est un copain, qui à l’habitude de suivre les conseils municipaux sur internet, qui a trouvé la solution. WIKIPEDIA ! La notice biographique dans cette écrémeuse de vie…ce digest pour chef de cabinet trop zélé et pressé. Et en effet, après vérification, il n’est question que de mon DEA puis de mes responsabilités politiques. Rien sur mes années comme professeur. Je ne sais même pas qui a rédigé cette note. A la rubrique « Bibliographie », je constate qu’il n’y a pas le livre sur isabe. Il faut que je prépare une réponse pour le prochain conseil : « si, je vous assure Monsieur le Maire, je suis bien l’auteur de ces portraits croisés ». Et les photos sont de mon ami Pierre Coudouy.

Deux points positifs lors de ce conseil : les échanges avec l’élu aux finances et l’adjointe à l’éducation avec qui nous avons pu échanger de manière normale. En fait, comme cela devrait normalement se passer.

Un clan modem s’est emparé de notre ville. Comment expliquer le recrutement de Laurence Despaux comme directrice de la communication après avoir été, en tout début de mandature, l’adjointe à l’animation. Après sa démission du conseil municipal, pour prendre la direction du service de la communication, où l’ambiance n’est depuis pas très paisible, le maire a indiqué qu’il n’avait pas trouvé un meilleur profil. Comme pour Sophie Borotra ? est-il normal que la directrice de la communication de notre collectivité accompagne le président du Modem lors de ses conférences de presse ? J’ai posé la question, je n’ai pas eu de réponse précise.

Jeudi, à l’ordre du jour du conseil communautaire, la proposition de création d’une nouvelle SPL. F.Bayrou veut en finir avec la régie directe pour la cuisine communautaire. Adresser vos CV au siège du Modem à Pau. Où a Paris, F.Bayrou aura plus de chance de les lire directement.

Nous vivons une époque formidable…fort minable.

Nos quartiers palois. Ecole maternelle des Lilas.

Mercredi 12/06. Échanges avec les parents d’élèves. C’est une jolie petite école dans un quartier palois très attachant. L’école est située dans un espace calme, en retrait des grands axes routiers. Comme je le fais à chaque fois, il suffit de se présenter et de dire : « l’année scolaire s’est bien passée ? » Les premiers échanges disent l’attachement des parents d’élèves pour cette école. Puis, très vite, un premier témoignage évoque un souvenir toujours douloureux : la fermeture d’une classe en début d’année.

Quatre écoles dans ce secteur géographique : Stanislas-Lavigne, Pierre et Marie Curie, Hypodromme et Les Lilas. Ici, ce qui n’est pas le cas dans d’autre secteurs, nous sommes sur le dispositif « une adresse, une école ». La fermeture d’une classe lors de la dernière rentrée scolaire n’a été annoncée qu’à là mi-septembre. un véritable couperet. Une violence faite aux enseignants, à l’ensemble des personnels et aux enfants. Ce sont les plus petits qui ont été le plus impactés. Ils avaient, au mois du juin, visité l’école, leur future classe, et fait la connaissance de leur institutrice, Madame Dupont, la directrice de l’école. Une mère de famille exprime ce que cela a provoqué chez sa fille : « quand elle a compris qu’elle n’aurait pas la même institutrice, dont elle nous avait parlé au cours des vacances avant la rentrée, elle n’a plus voulu se rendre à l’école… ». Il est vrai que le premier accueil est particulièrement soigné dans cet école avec un accompagnement individuel.

Les parents ont aussi le souvenir très désagréable de l’attitude du maire. « Nous n’avons pas été pris en considération par François Bayrou. Il s’est mal comporté lors d’un échange en mairie ».

Bien évidemment, tout cela n’a pas créé les meilleurs conditions pour l’année socialise qui s’achève. Avec des classes surchargées, avec une Atsem en moins, la plus ancienne de l’école. Un autre traumatisme. On ne dira jamais assez combien ces agents sont précieux pour la vie d’une école, avec l’ensemble des missions qu’ils assument auprès des enfants, des enseignants et des parents. Chaque année, la municipalité devrait leur témoigner sa reconnaissance pour la qualité du travail effectué. Ces Atsem n’ont pas de gros salaires. Et si peu de reconnaissance…

Nous espérons la réouverture de la troisième classe à l’école maternelle des Lilas pour la rentrée de septembre prochain. Alors que l’école élémentaire compte 7 classes…3 en maternelle, cela se justifie non ? Il nous faut un peu de souplesse. Je pense aux familles du quartier de Barincou qui n’ont que le boulevard de la Paix à traverser. Je pense aussi à l’école des Quatre coins du Monde qui aura très certainement besoin d’être un peu soulagée…Pourquoi, à Pau, et cela ne date pas de cette mandature, a-t-on autant de difficulté à avoir une visibilité plus grande sur les effectifs des écoles ?

En fin d’après-midi, j’ai participé à la caisse des écoles. Les trois représentants des parents d’élèves présents ont regretté, à juste raison, de ne pas avoir reçu, par courriel, la proposition de modification des accueils périscolaires et de la restauration scolaire pour l’année 2018/2019. L’adjointe à l’Education semble comprendre leur remarque. « On se demande si nous servons vraiment à quelque chose » observe une mère de famille…La réunion de travail, qui s’est tenue dans un climat constructif, a en effet interrogé le rôle de cette caisse des écoles. Nous pourrions, comme cela est pratiqué dans d’autres collectivités, réfléchir à une nouvelle instance permettant à l’ensemble des acteurs ( élus, enseignants, parents, directeur des activités périscolaires, associations) de réfléchir à ces activités périscolaires. J’ai demandé a ce que nous puissions connaître, pour les 27 écoles paloises, l’ensemble des activités aujourd’hui proposées.

Quand j’ai effectué une tournée des écoles pour connaître l’avis des parents et des enseignants sur le maintien à Pau de la semaine des 4 jours et demi, j’ai pu faire le constant d’une assez forte hétérogénéité d’une école à l’autre. Avec des écoles où le dispositif est bien rodé, avec des équipes bien installées, et d’autres, où les choses se passent avec plus de difficultés. Il y a aussi la situation des agents animateurs, le plus souvent des étudiants. Ils sont payés 13 euros nets de l’heure. Ils sont près de 220. Aujourd’hui, le taux d’accompagnement est de un pour 14 en maternelle, et un pour 18 en élémentaire. Tout cela pose pas mal de questions. Nous avons pu en discuter. Notamment sur le lien avec les associations paloises, mises à mal par la suppression des contrats aidés et la baisse des subventions municipales. J’interviendrai sur cette question du périscolaire lors du prochain conseil municipal, le 25 juin. Sur d’autres questions aussi..

Nos quartiers palois : quand une retraitée nous parle du chantier BHSN boulevard de la Paix et de la hausse de la CSG.

Le tract « Bayrou nous fait les poches » à été très largement diffusé. Comme nous le proposions avec un petit encadré « contactez-nous », nous avons reçu de nombreux témoignages en retour. Les paloises et les palois, mais aussi les habitants de l’agglomération, nous parlent beaucoup des conséquences de l’augmentation des tarifs municipaux depuis l’élection de François Bayrou : « tout augmente et comme Macron nous aligne aussi avec sa politique, on doit se priver de beaucoup de choses » témoigne une habitante.

Je veux ici parler du courrier d’une retraitée qui réside Boulevard de la Paix. Elle décrit les nombreuses nuisances provoquées par le chantier du BHNS avec de nombreuses dégradations . Réponse de la municipalité, en la personne de Monsieur Capéran : « ne vous inquiétez pas, à la fin des travaux, vous pourrez faire des devis de réparation ». Elle est intervenue lors de réunions publiques provoquant des réactions agacées des représentants de la mairie. « À 84 ans, ils pourraient avoir un peu plus de respect et d’écoute non ? On ne nous parle pas correctement » . « Et en plus ils nous provoquent en nous disant, qu’en septembre, cela sera pire, que certains jours on ne pourra même pas rentrer chez nous ! ».

Puis vient la question de l’augmentation de la CSG. 35 euros par mois. Elle a écrit à la députée Josy Poueyto qui, en réponse, lui explique que « 40 % des retraités ne sont pas touchés par la hausse de la CSG »…avec l’assurance de ses « respectueuses salutations »…

Avenir des Grands Prix automobiles de Pau : les questions sont posées. Organisons une consultation des citoyens.

Je n’ai cessé, sous la précédente mandature, puis depuis l’élection de F.Bayrou, de poser des questions précises sur le coût réel des Grands prix de Pau pour notre collectivité, tout en essayant d’obtenir des informations sur la fréquentation, les véritables retombées pour notre territoire, le mode de gestion. Le plus souvent, j’ai eu comme réponse : “circulez, il n’y a rien à discuter, tout va bien”. On m’a parlé « d’identité du territoire », de « visibilité médiatique considérable pour notre ville », « d’innovation avec un futur Grand Prix électrique qui sera l’équivalent de Monaco », « d’ambition », « de liens très étroits avec la vie associative paloise »…et j’en passe.

C’est pourquoi j’ai lu avec grand interêt les éclairages et les informations donnés par Francois Loustalan dans un article publié sur le site Alternatives Pyrénées. Les confidences et décryptages viennent du cœur du système puisque Monsieur Loustalan n’est autre que le président de l’Automobile-Club.

Que nous dit-il ? Ce que nous savions déjà plus ou moins. Ce que nous présentions aussi.

D’abord sur le coût réel du grand prix. Quand, j’ai évoqué le chiffre de 2 millions d’euros, j’ai du essuyer, par le passé, quelques réactions agacées sur le mode « vous dites n’importe quoi… ». Or, c’est très précisément le montant des financements publics donné par M.Loustalan. Ce chiffre est atteint en additionnant les subventions aux prestations pour aménager le circuit. Il s’agit donc d’un financement majeur, qui pèse lourdement sur nos dépenses, dans une période où la municipalité Bayrou fait dans le bling bling et coupe sévèrement dans les moyens alloués aux associations et à la solidarité.

Pour justifier un tel financement, les arguments ont toujours été les mêmes : un succès populaire en terme de fréquentation et d’excellentes retombées médiatiques. Là encore, M. Loustalan dit très clairement la vérité. Il nous propose « de la regarder en face » « Désormais, la fréquentation est réduite et sans relais médiatique, hors local ».

Concernant la fréquentation, « il n’est pas raisonnable d’annoncer 53.000 personnes pour l’édition 2018, comme cela vient d’être fait ». En effet, quatre fois le stade du Hameau plein comme un œuf, cela devrait se voir. Pour fréquenter l’hyper-centre où je réside, je peux vous assurer que c’était plutôt calme, notamment pour le week-end du Grand prix moderne. Pour en finir avec cette sempiternelle bataille des chiffres sur la fréquentation, « nous disposons des résultats réels de la billetterie » précise François Loustalan. Il faut donc que ces chiffres soient communiqués. Je viens d’en faire la demande à F.Bayrou.

Et le retour médiatique ? Pour M.Loustalan, « il est désormais très faible, sauf au niveau local où des budgets significatifs sont apportés aux médias » avec une anecdote qui en dit long sur notre « visibilité ». « Lors de la conférence de presse de présentation des Grands Prix à Paris, le principal média présent était…Pyrénées presse, invité à faire le déplacement ». Cela fait pas mal d’années que les Grands Prix de Pau sont totalement sortis des radars médiatiques. A Paris, comme dans mes déplacements dans différents départements – qui ont été nombreux sur l’année écoulée -, on ne me parle jamais des Grands Prix automobile de Pau.

Alors ? Pour M.Loustalan : « les Grands Prix son évidemment en danger si rien n’est changé ». Voilà le débat réouvert. Et c’est une très bonne chose. Il faut, sur cette question comme sur tant d’autres, en finir avec les arguments d’autorité et avec l’attitude qui consiste à recevoir des questionnements parfaitement légitimes comme des polémiques ou même des attaques. Organisons, à l’échelle de la communauté d’agglomération, une consultation des populations pour discuter de l’avenir des Grands Prix de Pau. On peut aimer ces Grands Prix, y être attaché. Ou pas. La question n’est pas là. L’enjeu est de savoir si l’on peut raisonnablement continuer à consacrer deux millions par an pour une fréquentation aussi réduite et une visibilité médiatique aussi médiocre pour ne pas dire nulle.



Réaction au lynchage d’un homme de 32 ans au cœur d’un quartier populaire de Pau

Un homme de 32 ans vient de perdre la vie dans les pires conditions. Victime d’un lynchage, au cœur d’un quartier populaire à Pau. Les premières informations données par la presse – le parquet n’a pas réagi au moment où ces lignes sont écrites – nous apprennent qu’un groupe de jeunes – de très jeunes même – serait à l’origine des coups mortels.

La police et la justice doivent faire leur travail. Ils manquent aujourd’hui cruellement de moyens pour effectuer leur mission dans de bonnes conditions.

Dans de tels moments, où l’abomination côtoie l’incompréhension, l’exploitation politicienne est une facilité, une pente glissante, alors qu’il nous faut ne pas nous arrêter de penser pour apporter des réponse fortes et claires.

Certes, on peut, comme vient de le faire le Maire de Pau, réagir sur le mode sécuritaire (police se sécurité du quotidien, vidéosurveillance). On peut aussi se saisir de cette sidérante et abominable actualité pour cibler ceux qui ont émis des réserves sur la manière dont le gouvernement agit en la matière. On aurait aimé que F.Bayrou dise, pour nous tous, ce qu’il y a à exprimer dans de tels moments. Sans esprit de polémique et de division. On fera sans…

Nous aurons bientôt la police de sécurité du quotidien à Saragosse et à Ousse-des-Bois. Et de nouvelles caméras ? Et après…Nous avons besoin, en urgence, de réponses éducatives et sociales. Comme le préconise le rapport Borloo, c’est de la Republique toute entière dont il est question.

Besoin de sortir la haine des cœurs et des âmes. Refaire société tous ensemble. Les jeunes barbares d’aujourd’hui sont les créatures d’une société en panne d’imaginaire et de perspectives positives.

On pourra intervenir de manière sécuritaire et tout filmer…rien ne sera régler sans s’attaquer, résolument, aux racines du mal. Qui, sinon, prospèreront en faisant irruption dans nos vies et nos territoires.