Gouvernement E.Philippe 2 : renforcement notable du premier cercle du président Macron et de la technostructure.

 

À peine sept semaines après la nomination du premier gouvernement, c’est dans un climat de forte crise politique, avec la démission de quatre ministres, dont deux en charge de postes régaliens, la Justice et la Défense, et toujours sans adhésion populaire, que la nouvelle équipe gouvernementale a été présentée.

Alors que le macronisme entendait profondément renouveler les pratiques politiques, le nouveau casting apparait tout au contraire comme un condensé de calculs politiciens au service d’une orientation toujours plus libérale.

L’essentiel du dispositif est confirmé avec un renforcement notable du premier cercle du président Macron et de la technostructure. Les « équilibres » prennent les allures d’une calinothérapie pour François Bayrou avec l’arrivée de deux proches du président du Modem, d’une promotion pour un fidèle d’Edouard Philippe, de quelques signaux vers les socialistes compatibles avec le nouveau pouvoir, un peu de chaises musicales en cette journée de Fête de la musique.

Tout cela, qui ne réglera en rien les défis d’avenir et qui aggravera les difficultés du pays, doit sembler bien obscur pour les citoyennes et les citoyens.

Une résistance de gauche, porteuse d’alternatives à l’Etat libéral-autoritaire voulu par Emmanuel Macron, a de belles batailles à mener pour proposer une autre politique. L’agenda parlementaire des prochaines semaines constitue un premier rendez-vous pour les forces progressistes qui devront trouver les chemins des convergences et de l’unité.

 

Le Macronisme n’est donc pas le grand renouvellement de la vie politique tel qu’annoncé.

Je n’ai jamais aimé la chasse à courre. L’acharnement politique visant F.Bayrou me semble suspect.

En démissionnant de sa responsabilité ministérielle, le garde des Sceaux pourra organiser sa défense et retrouver toute sa liberté d’expression.

Depuis l’Elysée, Emmanuel Macron décide de tout, notamment d’attribuer la présidence du groupe « La République en Marche » à Richard Ferrand, visé par une enquête préliminaire sur des opérations immobilières. Le Macronisme n’est donc pas le grand renouvellement de la vie politique tel qu’annoncé. Et ce n’est que le début..

Si Jupiter veut vraiment un ciel dégagé, qu’il commence par faire la lumière sur les 13 millions de dons qui ont financé sa campagne présidentielle . Jamais une telle levée de fonds, pour un montant aussi élevé et en une période aussi courte, n’a été réalisée auparavant.

Je retrouverai le maire de Pau la semaine prochaine pour le conseil communautaire et le conseil municipal. Je ferai mon travail d’élu d’opposition. La bataille politique est parfois vive et il nous arrive de ne pas nous ménager.

Les valeurs de F.Bayrou n’ont jamais été celles des forces de l’ argent. C’est peut-être aussi cela le problème pour le nouveau pouvoir.

Sa principale richesse restera toujours la fréquentation des livres. Lui qui aime Kipling et Le Livre de la Jungle peut aujourd’hui relire ceci :  » la vie n’est qu’un fichu tourbillon »…

Déclaration 1er tour des élections législatives

Le niveau d’abstention record est alarmant pour notre démocratie. Le présidentialisme porte un coup mortel au pluralisme et va servir la politique libérale et autoritaire de Macron. Ça va être douloureux.

Les forces qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la France Insoumise. C’est un immense gâchis que le PCF n’a pas souhaité.

Une nouvelle gauche doit voir le jour très rapidement avec des échanges, des passerelles, des rassemblements, de l’écoute et du respect. Il nous faut un nouveau Front populaire et citoyen. Je vais y consacrer toute mon énergie nationalement et localement.

Ordonnances Macron : le Medef et les forces les plus régressives veulent la mort du contrat de travail

Dans son édition du 5 juin, Le Parisien révèle le contenu des ordonnances Macron contre le droit du travail, l’emploi et la protection des salariés et des chômeurs. Si un tel texte était mis en œuvre, le Medef et les forces les plus régressives obtiendraient la mort du contrat de travail, renvoyé aux accords d’entreprises, accompagné des vieilles revendications du patronat sur la durée du travail, la santé et la sécurité des salariés.

 

Sous le vernis « d’une évolution radiale pour créer une meilleure fluidité du marché du travail « , c’est en fait une contre-révolution réactionnaire inédite. La pseudo « modernité » de Macron, dont le projet est minoritaire dans le pays, est une marche arrière toute, nous renvoyant au temps des tâcherons et des maîtres des forges.

 

Partout dans le pays, les candidates et candidats présentés et soutenus par le PCF diront, mercredi 7 juin, lors d’une journée d’action l’exceptionnelle gravité de ces ordonnances, l’importance de ne pas donner une majorité « Medef » au nouveau président et le contenu alternatif, progressif et moderne d’un code du travail du 21 eme siècle.

 

Le PCF soutiendra et participera à toutes les actions et mobilisations unitaires permettant le front le plus large possible pour mettre en échec ces ordonnances.

GM&S La Souterraine: « Assez de ce mépris pour les ouvriers et l’industrie! »

Dans son édition du 5 juin, Le Parisien révèle le contenu des ordonnances Macron contre le droit du travail, l’emploi et la protection des salariés et des chômeurs. Si un tel texte était mis en œuvre, le Medef et les forces les plus régressives obtiendraient la mort du contrat de travail, renvoyé aux accords d’entreprises, accompagné des vieilles revendications du patronat sur la durée du travail, la santé et la sécurité des salariés.

Sous le vernis « d’une évolution radiale pour créer une meilleure fluidité du marché du travail « , c’est en fait une contre-révolution réactionnaire inédite. La pseudo « modernité » de Macron, dont le projet est minoritaire dans le pays, est une marche arrière toute, nous renvoyant au temps des tâcherons et des maîtres des forges.

Partout dans le pays, les candidates et candidats présentés et soutenus par le PCF diront, mercredi 7 juin, lors d’une journée d’action l’exceptionnelle gravité de ces ordonnances, l’importance de ne pas donner une majorité « Medef » au nouveau président et le contenu alternatif, progressif et moderne d’un code du travail du 21 eme siècle.

Le PCF soutiendra et participera à toutes les actions et mobilisations unitaires permettant le front le plus large possible pour mettre en échec ces ordonnances.

 

 

L’heure est au rassemblement, pas à la polémique

Nous ne comprenons pas l’agacement soudain exprimé par Manuel Bompard de la France insoumise. Elle concernerait l’utilisation supposée d’une photographie de Jean-Luc Mélenchon dans le matériel électoral d’une circonscription qu’il n’a pas précisée. Nos deux organisations, PCF et  France insoumise, sont engagées dans des discussions nationales afin de trouver dans le plus grand nombre de circonscriptions le rassemblement permettant l’élection de nombreux députés, représentant les forces qui ont soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Pierre Laurent a fait des propositions en ce sens dans un courrier, rendu public aujourd’hui, adressé à Jean-Luc Mélenchon et à la délégation de FI.

Notre volonté après le magnifique score obtenu le 23 avril est de travailler à un prolongement positif lors des législatives de juin 2017. L’heure est au rassemblement, pas à la polémique.

1 er mai à Pau.

1 er mai à Pau. La présence traditionnelle du point de rencontre du PCF, avec cette année de nombreux jeunes. Plus de 700 tracts distribués, des échanges sur la situation politique et plus un seul brin de muguet. Une responsable de la LDH me montre son affiche qui appelle à faire barrage au FN. « Archives 2002, Olivier! »

Des témoignages très forts, parfois douloureux dans ce Béarn où la mémoire des Républicains espagnols reste très forte, sur la nécessité d’être clair sur notre combativité face à l’extrême-droite. Aucune illusion sur Macron. Il nous trouvera face à lui dès le début du prochain quinquennat. Le bulletin Macron n’est pas un vote d’adhésion à son projet, c’est un vote pour mettre la candidate du FN le plus bas possible. Un Fn à plus de 40%, cela aurait de graves conséquences pour notre pays. Ce matin, j’ai ressenti beaucoup de responsabilité, de l’unité. Cela va compter pour la suite.

Ne pas aller voter, ou voter blanc, c’est, au pire, prendre le risque d’une élection de Marine Le Pen, ou lui permettre d’obtenir un score très élevé. C’est aussi cela sa « banalisation », lui laisser franchir un nouveau palier, élection après élection, ne pas stopper cette mécanique infernale. Il faut en discuter toute la semaine prochaine avec les personnes qui s’interrogent. Ne surtout pas le faire sur le mode  » leçon de morale ». Écouter, échanger et proposer, à partir du magnifique score de Jean-Luc Mélenchon, des perspectives de luttes et de rassemblement, l’objectif d’une nouvelle majorité parlementaire pour battre Macron dès juin. C’est une politique progressiste, pour l’égalité réelle, la fraternité rétablie partout, qui permettra de réduire l’influence électorale et idéologique de l’extrême-droite.

Pour les législatives, les choses peuvent encore évoluer dans un sens positif si nous réussissons à faire converger les électorats de Jean-Luc Mélenchon, de Benoit Hamon, des écologistes – comme ici à Pau – de toutes les sensibilités d’une gauche combative. Les échanges de ce matin, avec des personnes voulant intégrées l’équipe de campagne, me conforte dans cette résolution : faire grandir le rassemblement.

Indécis et abstentionnistes, voilà 4 raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Une extrême incertitude pèse sur le scrutin de dimanche. Dans cette vidéo , à partager sur les réseaux sociaux, je m’adresse aux abstentionnistes et aux indécis. Vous qui hésitez à aller voter, ou qui n’avez pas fait votre choix entre les différents candidats, voici 4 arguments pour le vote Jean-Luc Mélenchon.

  1. Allez voter ! Si vous ne vous occupez pas de la politique, la politique, elle, s’occupe de vous.
  1. Une chance historique pour la gauche de transformation est à portée de main avec la qualification de Jean-Luc Mélenchon pour le second tour, sa victoire le 7 mai puis celle d’une majorité de gauche anti-austérité, pour la relance sociale, la transition écologique et le renouveau démocratique. On a tant attendu ce moment là, ne passons pas à côté.
  1. Le vote Mélenchon est le plus efficace face à Marine Le Pen. C’est le vote le plus clair sur la question sociale. Quand une espérance de gauche et de progrès social se lève, l’extrême droite est en grande difficulté et ne peut plus prospérer sur les haines et les peurs. C’est pourquoi Marine Le Pen termine sa campagne sur le vieux fonds de commerce du FN.
  1. L’élection de Jean-Luc Mélenchon pourra trouver son prolongement lors des élections législatives avec une majorité parlementaire pour voter les lois dont nous avons besoin pour nos vies.

 

Pourquoi le vote utile est aujourd’hui le vote Jean-Luc Mélenchon.

Cette élection a d’abord été présentée comme un chemin tranquille pour la droite, avec une victoire face à Marine Le Pen, dont la qualification assurée au second tour était l’autre versant d’une élection qui fut un long moment verrouillée. Puis, avec l’affaire Fillon, la campagne a pris des allures de « série TV » avec son lot de révélations et de rebondissements. On a même pu alors se demander s’il serait possible de faire campagne, d’avoir une vraie confrontation démocratique, projet contre-projet.

Pour la première fois, le vote utile peut bénéficier à Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la gauche de rupture et de transformation. Jamais, sous la Ve République, l’élection présidentielle n’a présenté un paysage aussi imprévisible et aussi ouvert. En fait, tout est possible. Le niveau inédit d’indécision dans l’électorat, à quelques jours du vote, est une autre caractéristique qui montre combien un très grand nombre de personnes réfléchissent, pèsent les conséquences de leur vote pour la suite.

Si les attaques visant Jean-Luc Mélenchon sont si violentes, c’est que les puissances économiques, politiques et médiatiques, chiennes de garde du système actuel, ont bien compris que le vote utile pouvait aujourd’hui bénéficier au candidat soutenu par le PCF, créer les conditions de son élection le 7 mai et celles d’une majorité politique de gauche en juin pour un vrai changement. La dynamique pour le vote Jean-Luc Mélenchon a dépassé François Fillon dans une série de sondages convergents. Il est donné nettement gagnant face au FN au second tour. Donc, l’argument d’un vote utile pour Macron, permettant d’éviter un second tour Le Pen/Fillon n’est plus valable. Il s’effondre. Les gens nous disaient qu’ils se sentaient plus proche des idées et des valeurs de Jean-Luc Mélenchon mais qu’ils avaient la crainte d’un second tour FN/droite. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ils libèrent leur vote.

C’est la première fois que le vote utile, qui fut si longtemps une enclume, va permettre de voter « pour », de choisir le bulletin de son cœur. Jean-Luc Mélenchon est le seul des quatre candidats à pouvoir accéder au second tour à proposer une relance sociale est un renouveau démocratique. Notre candidat est aujourd’hui le mieux placé à gauche pour répondre à un climat dominé par l’envie de passer à autre chose, par le désir de renverser la table où trop de renoncements et de trahisons ont nourri l’écœurement du plus grand nombre, l’accroissement des inégalités et des injustices.

L’utilité de ce vote est qu’il permet enfin de ne plus laisser les commandes du pays aux libéraux de tout poil, qui ont échoué sur tout, sauf sur la progression de l’extrême droite. C’est un dernier élément pour convaincre du vote utile avec le bulletin Jean-Luc Mélenchon. Quant apparaît  à l’horizon une perspective positive, une espérance à portée de main, une victoire, alors on sent bien que l’extrême droite est moins à son aise. Ce fut le cas pour Marine Le Pen lors des débats télévisés au cours desquels Jean-Luc Mélenchon a fait la différence. Le vote utile est aujourd’hui celui qui permet d’affirmer qu’il existe bel et bien une France de gauche, du progrès social, environnemental  et démocratique.

Si « nul ne doit rester sur le bord du chemin », le Premier ministre doit se rendre, sans attendre, en Guyane.

De l’aveu même des services de l’État, les rassemblements organisés ce jour en Guyane constituent «la plus grosse manifestation jamais organisée» dans ce territoire. Que faut-il de plus ? Que faut-il de plus fort que cette « journée morte », historique pas son ampleur, qui a mobilisé une foule immense à Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni, pour que le Gouvernement décide d’agir vraiment, d’agir vite et bien ?

C’est aujourd’hui au Premier ministre, et non pas à une délégation de hauts-fonctionnaires, d’engager sur place le dialogue pour des solutions en terme de sécurité, d’éducation et de santé, d’emploi et de développement économique, d’accès aux droits et aux services publics en Guyane.

Dans son discours de politique générale, le 13 décembre dernier, Bernard Cazeneuve avait déclaré : «nul ne doit rester sur le bord du chemin ». C’est pourquoi il doit, sans attendre, se rendre en Guyane pour y reconnaître une situation alarmante dont la gravité a été trop longtemps sous-estimée, et engager les moyens nécessaires à la satisfaction des revendications exprimées par le mouvement social et citoyen et les élu-e-s locaux.

On ne dialogue pas à une distance de 7000 kilomètres.