Cela va sans dire mais …

Je souhaite ici réagir aux propos tenus par Jean-Luc Mélenchon sur son blog . Sur trois points.

1. Au moment où Macron est engagé dans une entreprise de démolition de très grande ampleur, est-il nécessaire de s’attaquer aux forces progressistes ? Elles ont au contraire besoin de tout notre soutien, partout dans le pays.

2. On ne doit jamais craindre la démocratie. En Corse, les insoumis ont décidé d’une liste de large rassemblement avec le PCF, Ensemble ! et Manca Alternativa. Face au néo-bonapartisme du nouveau pouvoir, le chemin à prendre est celui du respect de toutes les composantes comme cela a été le cas, hier soir, lors du meeting à Bastia.

3. Le PCF n’a bien évidemment pas demandé à Danielle Simonet de quitter son logement à Paris. J’ai réagi à la manière dont l’élue parisienne s’est expliquée. À mon avis, mais cela peut se discuter, on ne doit pas s’exprimer ainsi sur de tels enjeux. J’ai aussi indiqué que le type de logement, en loyer libre , occupé par Danielle Simonet sera à terme un logement social . Cette décision a été votée par l’élue parisienne. Elle devra donc très certainement quitter ce logement pour des raisons de dépassement du plafond des resources. Rien de plus…et rien de moins.

Et puis sur « l’affaire Simonet », j’ai très certainement aussi ressenti un ras-le-bol sur l’insistance de journalistes à nous faire réagir « aux affaires » Corbière/Garrido, puis Garrido sur Cnews, puis Simonet, puis Obono. Basta ! À chaque fois, concernant le logement social, le métier de journaliste et les pratiques de Bolloré, ou encore la laïcité, on ne peut traiter de tels sujets sous l’angle du seul commentaire. Sur le logement social, parlons de l’action remarquable de Ian Brossat à Paris. Sur la démocratisation des médias, la laïcité, il y a des voix et des expertises progressistes de grande qualité ! Parlons-en !

Quel plaisir de retrouver Marseille pour le 1 er Forum européen. Un moment fort pour des convergences porteuses d’espoir. Une représentante du Forum de São Paulo a parlé de la nécessité du dialogue, de compromis progressifs, d’écoute et de respect et aussi d’humilité…

Je serai dimanche à Montauban pour un débat à l’initiative du PCF 82. Avant un départ, en fin de semaine prochaine, pour rencontrer les artisans de la Paix en Israël et en Palestine. D’ici là, je boucle les dernières corrections du manuscrit de mon prochain livre, consacré à la démolition Macron, aux manipulations et illusions. Il y a encore une trop grande sous-estimation , à la fois du danger mais aussi des potentialités pour y faire face. Tout reste ouvert.

Quel est le montant des sommes versées en 2016 dans le département des Pyrénées-Atlantiques au titre du CICE et du CIR ?

Lettre adressée au Préfet des Pyrénées-Atlantiques concernant le montant des sommes versées en 2016 dans le département des Pyrénées-Atlantiques au titre du CICE et du CIR et son  l’impact réel sur l’emploi.

Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Préfecture
2 rue du Maréchal Joffre
64000 Pau

Monsieur le Préfet,

La semaine dernière, dans le cadre des discussions sur le projet de loi de finance 2018, le sénateur Pascal Savoldelli, rapporteur pour la commission des Finances de la Haute Assemblée pour le chapitre « Remboursement et dégrèvements », a indiqué que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et le crédit d’impôt en faveur de la recherche (CIR) auraient un coût de 26,8 milliards d’euros en 2018 pour nos finances publiques. Pour le seul CICE, de 2013 à 2019, l’estimation dépasse les 70 milliards.

Il existe une trop grande opacité sur l’utilisation du CICE et du CIR. Quel usage en font les entreprises bénéficiaires ? Avec quel bilan en terme d’emplois, d’investissements utiles à nos territoires et à l’économie réelle ? Nokia, qui supprime 600 emplois en France, a touché 67 millions d’euros de CICE et de CIR en 2016. Les actionnaires de ce groupe auront donc reçu 100 000 euros par poste supprimé.

Comme conseiller municipal palois et conseiller communautaire, et alors que nous avons à délibérer très régulièrement au sujet d’aides financières à des entreprises, je souhaiterais connaitre le montant des sommes versées en 2016 dans le département des Pyrénées-Atlantiques au titre du CICE et du CIR ?

Quelles sont les entreprises qui en ont le plus bénéficié ? Au regard des enjeux liés à l’emploi et à la bonne gestion de nos fiances publiques, cette transparence est une question démocratique. Ma demande ne vise pas, monsieur le Préfet, à une remise en cause du secret fiscal. Il s’agit simplement de connaître le volume total d’argent public mobilisé dans notre département pour le CICE et le CIR tout en ayant la possibilité, via la liste des principales entreprises bénéficiaires, de mesurer l’impact réel sur l’emploi.

Me tenant à votre disposition pour un échange sur le sujet, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Taxe sur les dividendes : deux questions au gouvernement pour éviter les bombes fiscales à retardement pour les finances publiques.

Le président des très ultra-riches et son gouvernement s’activent pour compenser partiellement les 10 milliards d’euros que l’Etat doit rembourser après l’annulation de la taxe de 3 % sur les dividendes. Le Medef en profite pour remettre la pression sur le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en exigeant une méthode de calcul encore plus favorable aux entreprises avant la réforme annoncée pour 2019 qui verrait ce dispositif transformé en allégements des cotisations patronales. Pour le budget 2018, le CICE pèsera 21 milliards. Le sénateur communiste Pascal Savoldelli, rapporteur pour la commission des Finances pour le chapitre « Remboursements et dégrèvements », vient d’alerter sur l’absence totale de traçabilité sur l’utilisation de cette masse d’argent public. De 2013 à 2019, le CICE représentera 72,4 milliards d’euros. Le parlementaire s’est vu refuser l’accès à des données précises pour faire un comparatif, pour chaque département, entre les sommes versées aux entreprises et l’évolution de l’emploi. Question : le gouvernement est-il prêt à une véritable évaluation du CICE et du crédit d’impôt recherche (CIR). Un groupe tel que Nokia a touché, en 2016, 62 millions d’euros tout en supprimant 600 emplois. le calcul est vite fait : 100 000 euros dans la poche des actionnaires par emploi supprimé.

Une autre bombe a retardement menace les recettes de l’Etat. Selon l’économiste Gabriel Zucman, le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital constitue un grave danger. Avec un cout final estimé par le gouvernement à 1,9 milliards d’euros pour les finances publiques à partir de 2019, l’estimation réelle serait plus proche des 10 milliards, et même des 20 milliards si les grands patrons décident de se payer encore plus grassement en dividendes. Question : le gouvernement va-t-il agir, ou se contenter, comme vient récemment de le faire Gérald Darmanin, de mettre la tête dans le sable ?

Décidément, après cinq mois d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron est le président de la finance. Il joue l’avenir de notre pays comme on fait tapis au casino. Tout cela peut très mal se terminer dans un environnement international menaçant, avec le risque d’une crise financière d’une magnitude plus forte encore que celle de 2008.

Renégociation du CETA : « Les engagements de Macron déchirés et piétinés »

Il y a décidément un sérieux problème de transparence dans la manière dont le gouvernement va « accompagner » la mise en œuvre du CETA. Contrairement aux engagements pris lors de la campagne présidentielle par le candidat Macron, l’exécutif ne renégociera pas le traité de libre échange entre l’UE et le Canada. Pour mettre en oeuvre « une sorte de veto climatique » comme l’annonce Nicolas Hulot, le plus sûr est de ne pas ratifier le CETA car le gouvernement ne fera pas bouger le texte d’une virgule.

En septembre, la commission chargée d’établir un bilan des conséquences prévisibles de ce traité, notamment sur la santé, le climat et l’environnement, a rendu un rapport très critique. Les engagements d’Emmanuel Macron à « tirer toutes les conclusions du rapport » et à  » faire modifier » le CETA sont aujourd’hui déchirés et piétinés.

L’une des manipulations du macronisme consiste à vouloir faire croire, sur les enjeux européens, à une « refondation » prenant en considération la crise démocratique ouverte en 2005 et le rejet des politiques menées par l’UE. Il n’en est rien. Avec cette capitulation sur le CETA, après la douche froide sur les travailleurs détachés, Emmanuel Macron inscrit son action dans le prolongement de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

Pour le CETA, au regard d’enjeux cruciaux et alors que notre peuple a fait par le passé la preuve de sa capacité d’expertise et de discernement, seul un grand débat national, conclu par un référendum, peut décider de la position de la France. Un nombre considérable de forces, politiques syndicales, associatives et citoyennes, peuvent converger et faire grandir cette exigence démocratique.

Réaction aux propos de F.Bayrou suite au CA de l’OPH

Hier, lors de la réunion du conseil d’administration de l’OPH, le président de l’Office, François Bayrou, a semblé totalement déconnecté de la réalité de la situation suite, notamment, aux décisions du gouvernement. Alors que partout dans le pays, les acteurs du logement social expriment leur très vives inquiétudes, F.Bayrou dit, en résumé, qu’à Pau, tout va pour le mieux, pas besoin de se faire de la bile.

Les déclarations récentes de la directrice de l’OPH, tout comme, la semaine dernière, la question au gouvernement de la députée Josy Poueyto, semblent, au contraire, indiqué très clairement que l’horizon n’est pas aussi dégagé que ne le dit F.Bayrou.

La vérité, c’est que le financement du programme ANRU est aujourd’hui mis à mal, à Pau, et partout dans le pays, par l’attaque visant les ressources financières des bailleurs sociaux. Dans un tel contexte, on ne voit pas raisonnablement comment la décision de démolition d’Isabe pourrait être maintenue.

Le collectif Isabe débout va poursuivre ses actions. Le livre consacrée à cette lutte trouve un écho très positif. Et aujourd’hui, F.Bayrou doit aussi faire face au désengagement de l’Etat. Son acharnement a vouloir démolir Isabe, décision insensée, est-il devenu un abus d’autorité, un « abus de pouvoir » ? Pourquoi ne pas tout simplement dire : on va reconsidérer les choses. Cela serait une très bonne chose.

Agnès Buzyn, ministre de l’humain ? Atout social du nouveau pouvoir pour faire oublier le président des riches ?

À quelques jours du débat à l’Assemblée nationale sur la projet de loi de financement de la sécurité sociale, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s’exprime dans les colonnes du Journal du Dimanche. À en croire des sources élyséennes, et alors que la macronie est à la recherche, au sein du gouvernement et au Parlement, d’une incarnation de gauche, Agnès Buzyn serait « l’atout social » du nouveau pouvoir, « la ministre de l’humain » pour faire un peu oublier le président des riches.

L’opération de communication est-elle réussie ?

Pas vraiment quand, au fil de l’entretien, on fait l’addition des coups, très durs, portés à notre système de santé, déjà au plus mal par des politiques ne privilégiant qu’une approche comptable au nom de l’austérité budgétaire.

Au sujet du « déficit » de la sécurité sociale, le chiffre de 30% des dépenses non pertinentes est une agression caractérisée contre le nomde hospitalier dont est issue la ministre. Cette affirmation , sans la moindre démonstration, vise à culpabiliser les personnels hospitaliers qui dépenseraient sans compter et les usagers qui consommeraient de manière déraisonnable. C’est insultant au regard de la réalité des services hospitaliers.

Le serpent de mer du financement de l’hôpital est repris sans un mot pour l’enveloppe fermée de la LFSS qui est pourtant à l’origine de l’austérité hospitalière et tout ce qu’elle provoque. Aujourd’hui, l’hôpital public ne tient que France au dévouement des personnels . Jusqu’à quand ?

L’augmentation du forfait hospitalier est assumé par la Agnès Buzyn sans rien dire des recettes de la sécurité sociale et notamment des dettes patronales.

La promesse du 100% sur les lunettes est assortie de la mobilisation des complémentaires ce qui risque d’en compliquer la réalisation. Silence radio sur la désertification médicale. Le modèle social français est aussi attaqué directement par la remise en cause de l’universalité de la politique familiale . Une rideau de fumée pour essayer de faire oublier un bouclier fiscal de 5 milliards d’euros pour les plus riches qui je toucheraient plus quelques dizaines d’euros d’allocation familiales. Enfin, concernant les vaccinations, la ministre n’évoquent pas les laboratoires pharmaceutiques et les profits énormes qu’ils réalisent. Au final, cela fait beaucoup.

Si Agnés Buzyn veut devenir là ministre de gauche du nouveau pouvoir, il lui faut présenter un tout autre PLFSS, celui qui donnerait les moyens budgétaire à l’hôpital public qui ne doit plus être gérer comme une entreprise, qui aurait l’objectif du système solidaire 100% sécu afin d’en finir avec la marchandisation de la santé et de l’ensemble de la protection sociale. Nos parlementaires présenterons des propositions précises à madame la ministre pour, si cela est son souhait, l’aider à être un « atout social ». À ce stade, elle n’est qu’un ajout supplémentaire à la démolition de notre modèle social, et, en l’occurrence, à ce que notre pays a su faire de plus beau et de plus universel quand il fallait, en 1945, reconstruire un nouveau monde.

L’enjeu démocratique

Tout peut et doit se discuter. Face à la spirale autoritaire du nouveau pouvoir, l’enjeu démocratique est essentiel. Chacun doit donc pouvoir exprimer sa pensée, ses réflexions et propositions. Le faire sur tous les sujets. Par exemple, sur la manière d’aborder la question européenne ou encore sur des paroles publiques visant, une nouvelle fois, les organisations syndicales luttant contre les ordonnances sur le code du travail.

Au petit jeu du « qui ne dit pas comme moi est contre moi », on cheminerait vers une vie politique réduite à une présidentialisation toujours plus renforcée et excessive , à des « mouvements » composés de supporters, qui n’auraient pas pour but la démocratie. Non merci !

C’est pourquoi, nous continuerons à dire ce que nous pensons, à avancer des propositions et à agir. Nous souhaitons les convergences les plus fortes, l’unité la plus large, sur le plus grand nombre possible de sujets. Il nous faudra bien stopper Macron. Le chemin à prendre pour y parvenir fait débat ? Très bien, discutons et c’est parfaitement normal vu l’ampleur de la tâche et alors que le nouveau pouvoir file à vive allure vers le démolition totale de notre modèle social.

Je crois, non pas à l’illusion d’un « premier opposant », ce qui semble d’ailleurs bien aller à Macron et aux médias dominants, mais à la nécessité de laisser un maximum de place à l’initiative sociale et populaire, avec des processus démocratiques permanents. C’est cette démarche qui sera au cœur du forum européen de Marseille puis des états généraux du progrès social.

Un président Macron indifférent à la France qui souffre et qui doute

Cinq mois après son élection, le président de la République a enfin accepté de répondre à des questions directes de journalistes. Alors que le climat politique et social a évolué, que le nouveau pouvoir est apparu sous son vrai visage, avec une politique au service des plus riches et du capital financier, Emmanuel Macron a consacré plus d’une heure à exposer son « indifférence » aux critiques.

Rien de neuf avec un discours ressassé, répétitif, non pas complexe, mais tout simplement dans l’enfumage. Tout ce qui provoque dans le pays de la colère et du mécontentement est totalement assumé : la casse du droit du travail avec les pleins pouvoirs patronaux, un budget 2018 pour les riches, une baisse des APL, une augmentation de la CSG, le dynamitage du logement social, le crépuscule industriel de la France, la seconde étape de la démolition sociale avec les prochaines contre-réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance-chômage.

Pas un seul mot de regret pour les « fainéants », « ceux qui ne sont rien », pour le « bordel ». Pour lui, un langage « populaire », ce qui constitue une autre forme de mépris de classe.

Sa fameuse « pensée complexe » , dont il pensait qu’elle n’était pas adaptée pour un tel exercice, est apparue trop souvent compliquée et totalement silencieuse sur de grands enjeux comme la transition écologique.

Enfin, la fin de l’entretien, avec la révélation des récents échanges entre le président de la République et Donald Trump sur l’accord concernant le nucléaire iranien est extrêmement grave.

Catalogne : rien ne justifie un tel usage de la force.

Les informations qui remontent depuis plusieurs semaines sur les agissements de l’État espagnol en Catalogne sont très alarmantes.
Après les menaces contre les élus, les journalistes, les imprimeurs, les saisies de matériel et la présence pesante de la Guardia civil dans la vie quotidienne des catalans, les arrestations et perquisitions de ce matin à la Generalitat sont une étape franchie dans la violence.

Quelle que soit notre opinion sur l’indépendance ou sur la consultation organisée le 1er octobre, rien ne justifie un tel usage de la force. Cela ne règle en rien la question de l’autodétermination des Catalans ni du modèle institutionnel à développer en Espagne. Cela pourrait même conduire à des ruptures dangereuses pour la paix et la sécurité des populations.

Le PCF appelle le gouvernement Rajoy à la raison. Des négociations doivent débuter en vue d’un nouveau processus garantissant aux Catalans – comme aux autres nationalités historiques – un débat sérieux et pluraliste, ainsi que les conditions d’une réelle expression démocratique. Un travail de fond doit s’engager pour une révision constitutionnelle permettant le dépassement des blocages actuels. Nous soutenons, avec nos alliés espagnols, l’idée d’une République fédérale dans un État plurinational.

Conseil municipal du 18 septembre.

Rapide retour sur le conseil municipal d’hier soir. Plus de 4 heures de séance. Avec, dès l’entame, une chronique de F.Bayrou. J’ai réagi sur un point. Oui, une première année de Médecine à Pau, c’est une très bonne chose. Reste à mettre fin, nationalement, au numerus clausus, et à engager les investissements nécessaires pour accueillir, dans de bonnes conditions, les 40 000 étudiants supplémentaires dans l’enseignement supérieur. Au scandale d’APB de cet été, le gouvernement répond par la menace d’une sélection généralisée. J’ai ensuite évoqué 5 sujets.

1 / ISABE. En distribuant le livre « Isabe debout » à l’ensemble des élus présents. Dans sa réponse, le maire de Pau s’est engagé à recevoir les habitants qui témoignent dans cet ouvrage. C’est une très bonne chose. On va par ailleurs poursuivre nos actions de sensibilisation avec la diffusion du livre et de riposte sur le plan juridique.

2 / Le PARKING de l’Hôpital de Pau. Depuis le printemps, à l’initiative d’un collectif de militants de la CGT, 8600 signatures ont été recueillies pour dénoncer le projet qui consiste à en finir avec la gratuité de ce parking avec un bail de 10 ans a une entreprise privée. À Pau, depuis l’élection de F.Bayrou, les tarifs ne cessent d’augmenter, le « payant » se généralise. Si la question du parking de l’Hôpital a trouvé un écho aussi important avec cette pétition, c’est que l’on touche à du sensible, à de l’humain. Aller à l’hôpital n’est pas une partie de plaisir, pour une hospitalisation, un examen, visiter un patient. Il y a déjà beaucoup trop de frais à engager, alors que la santé pour toutes et tous ne devrait pas faire l’objet d’une telle marchandisation, pour ajouter un péage à l’entrée du parking. Affaire à suivre. La décision doit être prise en octobre.

3 / Les CONTRATS AIDÉS. J’ai interpellé le maire et l’adjoint Jean-Paul Brin. J’entends les assurances exprimées, notamment celle qui consiste à nous dire que le Préfet, dans les dérogations qu’il peut accorder, ciblera les missions éducatives. Nous verrons bien… J’ai quelques doutes. Dès aujourd’hui, je pose la question au Préfet des Pyrénées-Atlantiques. C’est un sujet extrêmement important. On ne prend pas encore la juste mesure des conséquences, dramatiques, pour les femmes et les hommes, sous contrat, qui passeront de la précarité au chômage, pour des actions d’intérêt général qui ne seront plus assurées, pour les personnes – notamment les plus fragiles et les plus modestes -, les familles qui ne pourront plus en bénéficier. Le monde associatif est en danger. J’ai demandé, en urgence,  un diagnostic territorial. Quelles sont les associations les plus menacées ? Comment y répondre. Un moratoire sur le non renouvellement et la suppression des contrats aidés s’impose.

4 / L’avenir du commerce palois en cœur de ville fait débat. Suite à une visite auprès des étaliers des Halles, j’ai posé une question simple : pourquoi des commerçants qui souhaitent poursuivre leur activité dans les nouvelles Halles ne sont pas retenus ?

5 / Pour terminer, il a été question du Festival flamenco et féria de Pau. L’association s’inquiète alors qu’elle vient de réaliser une magnifique édition 2017.

Je le sais bien. L’addition de ces patates chaudes – et la liste est encore longue- peut agacer. D’autant que F.Bayrou y répond en prenant son temps… Il explique, argumente. Et je fais de même… La presse y voit une partie de ping-pong, me qualifie dans Sud-Ouest, « d’opposant favori ». Cela me semble tout simplement être un moment incontournable dans notre vie démocratique locale. Pourquoi ce qui est discuté en ville, ce qui fait réagir les paloises et les palois, ne serait pas discuté en conseil municipal ?

Pour le coup, j’ai beaucoup moins d’intérêt pour ce qui relève du débat devenu assez lourdingue qui consiste à savoir ce qui, dans les travaux et investissements d’aujourd’hui, relèvent de l’ancienne mandature ou de la nouvelle équipe municipale. J’ai quand même une petite idée… Dans mes balades en ville, je ne croise personne qui, parlant du Hédas, des Halles, du Hameau…, veut absolument l’attribuer à l’ancienne maire. À moins de vouloir raconter un conte pour enfant. « Il était une fois, une dame, dans son bureau, qui avait très très peur de décider… »

Au cours de ce Conseil, j’ai indiqué que le climat social au sein de notre collectivité se dégradait. Avec des agents à bout, des burn-out. Certaines formes de « management » (j’ai horreur de ce mot) mettent à mal les missions de services publics. De trop nombreux agents, principalement en catégorie C mais pas uniquement, attendent un peu plus de reconnaissance et parfois aussi…de considération.