olivier

Le Macronisme n’est donc pas le grand renouvellement de la vie politique tel qu’annoncé.

Je n’ai jamais aimé la chasse à courre. L’acharnement politique visant F.Bayrou me semble suspect.

En démissionnant de sa responsabilité ministérielle, le garde des Sceaux pourra organiser sa défense et retrouver toute sa liberté d’expression.

Depuis l’Elysée, Emmanuel Macron décide de tout, notamment d’attribuer la présidence du groupe « La République en Marche » à Richard Ferrand, visé par une enquête préliminaire sur des opérations immobilières. Le Macronisme n’est donc pas le grand renouvellement de la vie politique tel qu’annoncé. Et ce n’est que le début..

Si Jupiter veut vraiment un ciel dégagé, qu’il commence par faire la lumière sur les 13 millions de dons qui ont financé sa campagne présidentielle . Jamais une telle levée de fonds, pour un montant aussi élevé et en une période aussi courte, n’a été réalisée auparavant.

Je retrouverai le maire de Pau la semaine prochaine pour le conseil communautaire et le conseil municipal. Je ferai mon travail d’élu d’opposition. La bataille politique est parfois vive et il nous arrive de ne pas nous ménager.

Les valeurs de F.Bayrou n’ont jamais été celles des forces de l’ argent. C’est peut-être aussi cela le problème pour le nouveau pouvoir.

Sa principale richesse restera toujours la fréquentation des livres. Lui qui aime Kipling et Le Livre de la Jungle peut aujourd’hui relire ceci :  » la vie n’est qu’un fichu tourbillon »…

Déclaration 1er tour des élections législatives

Le niveau d’abstention record est alarmant pour notre démocratie. Le présidentialisme porte un coup mortel au pluralisme et va servir la politique libérale et autoritaire de Macron. Ça va être douloureux.

Les forces qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la France Insoumise. C’est un immense gâchis que le PCF n’a pas souhaité.

Une nouvelle gauche doit voir le jour très rapidement avec des échanges, des passerelles, des rassemblements, de l’écoute et du respect. Il nous faut un nouveau Front populaire et citoyen. Je vais y consacrer toute mon énergie nationalement et localement.

Ordonnances Macron : le Medef et les forces les plus régressives veulent la mort du contrat de travail

Dans son édition du 5 juin, Le Parisien révèle le contenu des ordonnances Macron contre le droit du travail, l’emploi et la protection des salariés et des chômeurs. Si un tel texte était mis en œuvre, le Medef et les forces les plus régressives obtiendraient la mort du contrat de travail, renvoyé aux accords d’entreprises, accompagné des vieilles revendications du patronat sur la durée du travail, la santé et la sécurité des salariés.

 

Sous le vernis « d’une évolution radiale pour créer une meilleure fluidité du marché du travail « , c’est en fait une contre-révolution réactionnaire inédite. La pseudo « modernité » de Macron, dont le projet est minoritaire dans le pays, est une marche arrière toute, nous renvoyant au temps des tâcherons et des maîtres des forges.

 

Partout dans le pays, les candidates et candidats présentés et soutenus par le PCF diront, mercredi 7 juin, lors d’une journée d’action l’exceptionnelle gravité de ces ordonnances, l’importance de ne pas donner une majorité « Medef » au nouveau président et le contenu alternatif, progressif et moderne d’un code du travail du 21 eme siècle.

 

Le PCF soutiendra et participera à toutes les actions et mobilisations unitaires permettant le front le plus large possible pour mettre en échec ces ordonnances.

GM&S La Souterraine: « Assez de ce mépris pour les ouvriers et l’industrie! »

Dans son édition du 5 juin, Le Parisien révèle le contenu des ordonnances Macron contre le droit du travail, l’emploi et la protection des salariés et des chômeurs. Si un tel texte était mis en œuvre, le Medef et les forces les plus régressives obtiendraient la mort du contrat de travail, renvoyé aux accords d’entreprises, accompagné des vieilles revendications du patronat sur la durée du travail, la santé et la sécurité des salariés.

Sous le vernis « d’une évolution radiale pour créer une meilleure fluidité du marché du travail « , c’est en fait une contre-révolution réactionnaire inédite. La pseudo « modernité » de Macron, dont le projet est minoritaire dans le pays, est une marche arrière toute, nous renvoyant au temps des tâcherons et des maîtres des forges.

Partout dans le pays, les candidates et candidats présentés et soutenus par le PCF diront, mercredi 7 juin, lors d’une journée d’action l’exceptionnelle gravité de ces ordonnances, l’importance de ne pas donner une majorité « Medef » au nouveau président et le contenu alternatif, progressif et moderne d’un code du travail du 21 eme siècle.

Le PCF soutiendra et participera à toutes les actions et mobilisations unitaires permettant le front le plus large possible pour mettre en échec ces ordonnances.

 

 

L’heure est au rassemblement, pas à la polémique

Nous ne comprenons pas l’agacement soudain exprimé par Manuel Bompard de la France insoumise. Elle concernerait l’utilisation supposée d’une photographie de Jean-Luc Mélenchon dans le matériel électoral d’une circonscription qu’il n’a pas précisée. Nos deux organisations, PCF et  France insoumise, sont engagées dans des discussions nationales afin de trouver dans le plus grand nombre de circonscriptions le rassemblement permettant l’élection de nombreux députés, représentant les forces qui ont soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Pierre Laurent a fait des propositions en ce sens dans un courrier, rendu public aujourd’hui, adressé à Jean-Luc Mélenchon et à la délégation de FI.

Notre volonté après le magnifique score obtenu le 23 avril est de travailler à un prolongement positif lors des législatives de juin 2017. L’heure est au rassemblement, pas à la polémique.

1 er mai à Pau.

1 er mai à Pau. La présence traditionnelle du point de rencontre du PCF, avec cette année de nombreux jeunes. Plus de 700 tracts distribués, des échanges sur la situation politique et plus un seul brin de muguet. Une responsable de la LDH me montre son affiche qui appelle à faire barrage au FN. « Archives 2002, Olivier! »

Des témoignages très forts, parfois douloureux dans ce Béarn où la mémoire des Républicains espagnols reste très forte, sur la nécessité d’être clair sur notre combativité face à l’extrême-droite. Aucune illusion sur Macron. Il nous trouvera face à lui dès le début du prochain quinquennat. Le bulletin Macron n’est pas un vote d’adhésion à son projet, c’est un vote pour mettre la candidate du FN le plus bas possible. Un Fn à plus de 40%, cela aurait de graves conséquences pour notre pays. Ce matin, j’ai ressenti beaucoup de responsabilité, de l’unité. Cela va compter pour la suite.

Ne pas aller voter, ou voter blanc, c’est, au pire, prendre le risque d’une élection de Marine Le Pen, ou lui permettre d’obtenir un score très élevé. C’est aussi cela sa « banalisation », lui laisser franchir un nouveau palier, élection après élection, ne pas stopper cette mécanique infernale. Il faut en discuter toute la semaine prochaine avec les personnes qui s’interrogent. Ne surtout pas le faire sur le mode  » leçon de morale ». Écouter, échanger et proposer, à partir du magnifique score de Jean-Luc Mélenchon, des perspectives de luttes et de rassemblement, l’objectif d’une nouvelle majorité parlementaire pour battre Macron dès juin. C’est une politique progressiste, pour l’égalité réelle, la fraternité rétablie partout, qui permettra de réduire l’influence électorale et idéologique de l’extrême-droite.

Pour les législatives, les choses peuvent encore évoluer dans un sens positif si nous réussissons à faire converger les électorats de Jean-Luc Mélenchon, de Benoit Hamon, des écologistes – comme ici à Pau – de toutes les sensibilités d’une gauche combative. Les échanges de ce matin, avec des personnes voulant intégrées l’équipe de campagne, me conforte dans cette résolution : faire grandir le rassemblement.

Indécis et abstentionnistes, voilà 4 raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Une extrême incertitude pèse sur le scrutin de dimanche. Dans cette vidéo , à partager sur les réseaux sociaux, je m’adresse aux abstentionnistes et aux indécis. Vous qui hésitez à aller voter, ou qui n’avez pas fait votre choix entre les différents candidats, voici 4 arguments pour le vote Jean-Luc Mélenchon.

  1. Allez voter ! Si vous ne vous occupez pas de la politique, la politique, elle, s’occupe de vous.
  1. Une chance historique pour la gauche de transformation est à portée de main avec la qualification de Jean-Luc Mélenchon pour le second tour, sa victoire le 7 mai puis celle d’une majorité de gauche anti-austérité, pour la relance sociale, la transition écologique et le renouveau démocratique. On a tant attendu ce moment là, ne passons pas à côté.
  1. Le vote Mélenchon est le plus efficace face à Marine Le Pen. C’est le vote le plus clair sur la question sociale. Quand une espérance de gauche et de progrès social se lève, l’extrême droite est en grande difficulté et ne peut plus prospérer sur les haines et les peurs. C’est pourquoi Marine Le Pen termine sa campagne sur le vieux fonds de commerce du FN.
  1. L’élection de Jean-Luc Mélenchon pourra trouver son prolongement lors des élections législatives avec une majorité parlementaire pour voter les lois dont nous avons besoin pour nos vies.

 

Pourquoi le vote utile est aujourd’hui le vote Jean-Luc Mélenchon.

Cette élection a d’abord été présentée comme un chemin tranquille pour la droite, avec une victoire face à Marine Le Pen, dont la qualification assurée au second tour était l’autre versant d’une élection qui fut un long moment verrouillée. Puis, avec l’affaire Fillon, la campagne a pris des allures de « série TV » avec son lot de révélations et de rebondissements. On a même pu alors se demander s’il serait possible de faire campagne, d’avoir une vraie confrontation démocratique, projet contre-projet.

Pour la première fois, le vote utile peut bénéficier à Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la gauche de rupture et de transformation. Jamais, sous la Ve République, l’élection présidentielle n’a présenté un paysage aussi imprévisible et aussi ouvert. En fait, tout est possible. Le niveau inédit d’indécision dans l’électorat, à quelques jours du vote, est une autre caractéristique qui montre combien un très grand nombre de personnes réfléchissent, pèsent les conséquences de leur vote pour la suite.

Si les attaques visant Jean-Luc Mélenchon sont si violentes, c’est que les puissances économiques, politiques et médiatiques, chiennes de garde du système actuel, ont bien compris que le vote utile pouvait aujourd’hui bénéficier au candidat soutenu par le PCF, créer les conditions de son élection le 7 mai et celles d’une majorité politique de gauche en juin pour un vrai changement. La dynamique pour le vote Jean-Luc Mélenchon a dépassé François Fillon dans une série de sondages convergents. Il est donné nettement gagnant face au FN au second tour. Donc, l’argument d’un vote utile pour Macron, permettant d’éviter un second tour Le Pen/Fillon n’est plus valable. Il s’effondre. Les gens nous disaient qu’ils se sentaient plus proche des idées et des valeurs de Jean-Luc Mélenchon mais qu’ils avaient la crainte d’un second tour FN/droite. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ils libèrent leur vote.

C’est la première fois que le vote utile, qui fut si longtemps une enclume, va permettre de voter « pour », de choisir le bulletin de son cœur. Jean-Luc Mélenchon est le seul des quatre candidats à pouvoir accéder au second tour à proposer une relance sociale est un renouveau démocratique. Notre candidat est aujourd’hui le mieux placé à gauche pour répondre à un climat dominé par l’envie de passer à autre chose, par le désir de renverser la table où trop de renoncements et de trahisons ont nourri l’écœurement du plus grand nombre, l’accroissement des inégalités et des injustices.

L’utilité de ce vote est qu’il permet enfin de ne plus laisser les commandes du pays aux libéraux de tout poil, qui ont échoué sur tout, sauf sur la progression de l’extrême droite. C’est un dernier élément pour convaincre du vote utile avec le bulletin Jean-Luc Mélenchon. Quant apparaît  à l’horizon une perspective positive, une espérance à portée de main, une victoire, alors on sent bien que l’extrême droite est moins à son aise. Ce fut le cas pour Marine Le Pen lors des débats télévisés au cours desquels Jean-Luc Mélenchon a fait la différence. Le vote utile est aujourd’hui celui qui permet d’affirmer qu’il existe bel et bien une France de gauche, du progrès social, environnemental  et démocratique.

Retour sur le Conseil municipal de Pau du lundi 27 mars.

Il y a eu, en début de séance, pas mal d’électricité dans l’air avec la présence, dans le public, d’une délégation de forains contestant le déplacement de la fête foraine de Verdun au parc des expositions. Cela fut l’occasion de parler du passage du gratuit au payant du parking de la place de Verdun.

J’ai du réagir, malgré l’insistance du maire à me couper le micro, pour contester l’allégation selon laquelle l’opposition au « payant » était organisée par le Front national. C’est une insulte grave pour les 6000 citoyens qui ont signé la pétition, et aussi pour les animatrices et les animateurs de cette pétition dont l’engagement dans le camp progressiste – et anti-fasciste – est bien connu localement. Le maire, ce qui lui arrive de temps en temps, a alors totalement perdu son sang froid.

Après mon intervention pointant les sujets où la politique municipale se caractérise par un passage en force et une forme de brutalité, F.Bayrou réagit : « vous appartenez à une formation politique aux méthodes historiquement…. » pour atterrir sur … « le pacte germano-soviétique » et les « écoles du PCF » dont je serais la créature. Totalement délirant.

Cette séquence fut un moment pénible. A double titre. D’abord du fait de mon histoire familiale, avec un fusillé et un déporté. Ce n’est pas un sujet que j’aime aborder car mon grand-oncle, après Dachau, m’a surtout transmis, au crépuscule de sa vie, l’indicible. Il aurait répondu à F.Bayrou par le silence.

Et aussi pour mon itinéraire personnel, je suis un fils du service public local. Je lui dois beaucoup, celui des politiques publiques pour les écoles primaires, mon collège, puis le lycée Jean Moulin avant l’université de Bordeaux 3 et mes professeurs, celui de la culture avec l’école de Musique et la bibliothèque municipale. Quant à mon parti, je lui dois un autre chemin d’émancipation balisé par des valeurs, des femmes et des hommes engagés pour l’intérêt général et pour une société plus humaine, plus juste, plus solidaire.

Mon intervention au sujet d’isabe. J’ai été le seul conseiller municipal à voter contre la destruction. Je me suis très largement inspiré de la lecture minutieuse du dernier livre de François Bayrou, « Résolution française ».

Page 13. « Le parti pris de ce livre est qu’on peut changer ce qui ne va pas, à partir du moment où l’on a clairement identifié la panne, le blocage, et leur cause ».

Ce qui ne va pas aujourd’hui, c’est que les habitants de Saragosse n’ont pas eu connaissance, précisément, de ce projet de rénovation urbaine. Le Premier ministre vient en mairie signer mais les principaux concernés, les habitants du quartier, n’ont pas été destinataire d’un document présentant les objectifs de cette rénovation, les moyens mis en œuvre, les transformations envisagées, le calendrier.

Pourtant, tout au long de son livre, François Bayrou insiste, à juste raison, sur la nécessité d’informer, de convaincre, « jour après jour » ( page 58). Ce qu’il s’est bien gardé de faire concernant Saragosse. Il écrit : « je crois à la richesse des échanges, à la légitimité des citoyens qui réfléchissent » ( page 59). Il a bien raison, s’il avait pris la peine de recevoir, depuis la mi-septembre (six mois déjà), le collectif « Isabe debout », il aurait pu le vérifier. Ces citoyens se sont informés, ont beaucoup travaillé. Et le président du Modem leur rend hommage : « le temps n’est plus où l’on pouvait entretenir la fiction que les compétents étaient en haut et les incompétents en bas. En vérité, sur bien des sujets, la compétence est désormais en bas, et une relative incompétence en haut. Mauvais temps pour les technocrates et les experts, vient le beau temps de l’expérience de terrain ». Et l’expérience de terrain venant de Saragosse, c’est que la destruction d’Isabe est un non sens. L’immeuble a bénéficié d’investissements pour sa mise aux normes. L’opération « portes ouvertes » organisée par les habitants a fait la démonstration indiscutable de la qualité du bâtiment. Alors, au final, pourquoi détruire Isabe ( avec le coût de la démolition….) ? Oui, pourquoi ? Pour un peu plus de verdure ? Mais le quartier Saragosse est le plus vert de Pau avec plus de 3 hectares.

Il faut je crois « isoler le point clé, celui dont tout dépend »( page 39). A qui fera-t-on croire que le point clé de cette rénovation urbaine, c’est la destruction d’Isabe. Ou, en fin d’opération, celle d’Arlas comme des documents officiels l’évoquent ?

L’annonce de cette destruction, annoncée par un simple courrier déposé dans les boites aux lettres, ne passe décidément pas. « je ne crois pas à la réforme imposée à la schlague. Qui voudra contraindre, même s’il fait le matamore, perdra à coup sur » écrit F.Bayrou ( page 58) qui « plaide contre l’illusion de la brutalité dans l’exercice du pouvoir » ( page 61) et qui ne « croit pas aux décisions brutales » ( p 18).

Si j’ai pris la décision de distribuer une lettre aux habitants de Saragosse, c’est d’abord pour demander la transparence la plus totale sur ce dossier. Comme l’observe F.Bayrou, « la loyauté à l’égard du peuple citoyen, c’est de lui garantir la juste connaissance des décisions qui se préparent, de leurs raisons et des options différentes qui auraient pu s’ouvrir » ( p 89). La démocratie, c’est en effet, pas qu’à paris, mais aussi à Pau, « de jouer cartes sur table (…) car les citoyens n’ont pas que cela à faire de s’informer des affaires de la cité ». Les habitants d’Isabe et du quartier Saragosse ont en effet bien des sujets de préoccupations, la première d’entre elles est de faire face aux quotidiens, aux nombreuses difficultés, de toutes natures.

Pour conclure, je suis, comme F.Bayrou, « optimiste » et je « ne baisse pas facilement les bras ». Nous ne voulons pas de « conflits inutiles », nous voulons simplement « trouver des solutions à des problèmes ».

« Un fragile espoir qui marche va toujours plus loin qu’un fort qui reste assis »….

Lundi soir, lors de ce conseil municipal, F. Bayrou a fait son matamore.

Jeudi : conseil communautaire.