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Nos quartiers palois : quand une retraitée nous parle du chantier BHSN boulevard de la Paix et de la hausse de la CSG.

Le tract « Bayrou nous fait les poches » à été très largement diffusé. Comme nous le proposions avec un petit encadré « contactez-nous », nous avons reçu de nombreux témoignages en retour. Les paloises et les palois, mais aussi les habitants de l’agglomération, nous parlent beaucoup des conséquences de l’augmentation des tarifs municipaux depuis l’élection de François Bayrou : « tout augmente et comme Macron nous aligne aussi avec sa politique, on doit se priver de beaucoup de choses » témoigne une habitante.

Je veux ici parler du courrier d’une retraitée qui réside Boulevard de la Paix. Elle décrit les nombreuses nuisances provoquées par le chantier du BHNS avec de nombreuses dégradations . Réponse de la municipalité, en la personne de Monsieur Capéran : « ne vous inquiétez pas, à la fin des travaux, vous pourrez faire des devis de réparation ». Elle est intervenue lors de réunions publiques provoquant des réactions agacées des représentants de la mairie. « À 84 ans, ils pourraient avoir un peu plus de respect et d’écoute non ? On ne nous parle pas correctement » . « Et en plus ils nous provoquent en nous disant, qu’en septembre, cela sera pire, que certains jours on ne pourra même pas rentrer chez nous ! ».

Puis vient la question de l’augmentation de la CSG. 35 euros par mois. Elle a écrit à la députée Josy Poueyto qui, en réponse, lui explique que « 40 % des retraités ne sont pas touchés par la hausse de la CSG »…avec l’assurance de ses « respectueuses salutations »…

Avenir des Grands Prix automobiles de Pau : les questions sont posées. Organisons une consultation des citoyens.

Je n’ai cessé, sous la précédente mandature, puis depuis l’élection de F.Bayrou, de poser des questions précises sur le coût réel des Grands prix de Pau pour notre collectivité, tout en essayant d’obtenir des informations sur la fréquentation, les véritables retombées pour notre territoire, le mode de gestion. Le plus souvent, j’ai eu comme réponse : “circulez, il n’y a rien à discuter, tout va bien”. On m’a parlé « d’identité du territoire », de « visibilité médiatique considérable pour notre ville », « d’innovation avec un futur Grand Prix électrique qui sera l’équivalent de Monaco », « d’ambition », « de liens très étroits avec la vie associative paloise »…et j’en passe.

C’est pourquoi j’ai lu avec grand interêt les éclairages et les informations donnés par Francois Loustalan dans un article publié sur le site Alternatives Pyrénées. Les confidences et décryptages viennent du cœur du système puisque Monsieur Loustalan n’est autre que le président de l’Automobile-Club.

Que nous dit-il ? Ce que nous savions déjà plus ou moins. Ce que nous présentions aussi.

D’abord sur le coût réel du grand prix. Quand, j’ai évoqué le chiffre de 2 millions d’euros, j’ai du essuyer, par le passé, quelques réactions agacées sur le mode « vous dites n’importe quoi… ». Or, c’est très précisément le montant des financements publics donné par M.Loustalan. Ce chiffre est atteint en additionnant les subventions aux prestations pour aménager le circuit. Il s’agit donc d’un financement majeur, qui pèse lourdement sur nos dépenses, dans une période où la municipalité Bayrou fait dans le bling bling et coupe sévèrement dans les moyens alloués aux associations et à la solidarité.

Pour justifier un tel financement, les arguments ont toujours été les mêmes : un succès populaire en terme de fréquentation et d’excellentes retombées médiatiques. Là encore, M. Loustalan dit très clairement la vérité. Il nous propose « de la regarder en face » « Désormais, la fréquentation est réduite et sans relais médiatique, hors local ».

Concernant la fréquentation, « il n’est pas raisonnable d’annoncer 53.000 personnes pour l’édition 2018, comme cela vient d’être fait ». En effet, quatre fois le stade du Hameau plein comme un œuf, cela devrait se voir. Pour fréquenter l’hyper-centre où je réside, je peux vous assurer que c’était plutôt calme, notamment pour le week-end du Grand prix moderne. Pour en finir avec cette sempiternelle bataille des chiffres sur la fréquentation, « nous disposons des résultats réels de la billetterie » précise François Loustalan. Il faut donc que ces chiffres soient communiqués. Je viens d’en faire la demande à F.Bayrou.

Et le retour médiatique ? Pour M.Loustalan, « il est désormais très faible, sauf au niveau local où des budgets significatifs sont apportés aux médias » avec une anecdote qui en dit long sur notre « visibilité ». « Lors de la conférence de presse de présentation des Grands Prix à Paris, le principal média présent était…Pyrénées presse, invité à faire le déplacement ». Cela fait pas mal d’années que les Grands Prix de Pau sont totalement sortis des radars médiatiques. A Paris, comme dans mes déplacements dans différents départements – qui ont été nombreux sur l’année écoulée -, on ne me parle jamais des Grands Prix automobile de Pau.

Alors ? Pour M.Loustalan : « les Grands Prix son évidemment en danger si rien n’est changé ». Voilà le débat réouvert. Et c’est une très bonne chose. Il faut, sur cette question comme sur tant d’autres, en finir avec les arguments d’autorité et avec l’attitude qui consiste à recevoir des questionnements parfaitement légitimes comme des polémiques ou même des attaques. Organisons, à l’échelle de la communauté d’agglomération, une consultation des populations pour discuter de l’avenir des Grands Prix de Pau. On peut aimer ces Grands Prix, y être attaché. Ou pas. La question n’est pas là. L’enjeu est de savoir si l’on peut raisonnablement continuer à consacrer deux millions par an pour une fréquentation aussi réduite et une visibilité médiatique aussi médiocre pour ne pas dire nulle.



Réaction au lynchage d’un homme de 32 ans au cœur d’un quartier populaire de Pau

Un homme de 32 ans vient de perdre la vie dans les pires conditions. Victime d’un lynchage, au cœur d’un quartier populaire à Pau. Les premières informations données par la presse – le parquet n’a pas réagi au moment où ces lignes sont écrites – nous apprennent qu’un groupe de jeunes – de très jeunes même – serait à l’origine des coups mortels.

La police et la justice doivent faire leur travail. Ils manquent aujourd’hui cruellement de moyens pour effectuer leur mission dans de bonnes conditions.

Dans de tels moments, où l’abomination côtoie l’incompréhension, l’exploitation politicienne est une facilité, une pente glissante, alors qu’il nous faut ne pas nous arrêter de penser pour apporter des réponse fortes et claires.

Certes, on peut, comme vient de le faire le Maire de Pau, réagir sur le mode sécuritaire (police se sécurité du quotidien, vidéosurveillance). On peut aussi se saisir de cette sidérante et abominable actualité pour cibler ceux qui ont émis des réserves sur la manière dont le gouvernement agit en la matière. On aurait aimé que F.Bayrou dise, pour nous tous, ce qu’il y a à exprimer dans de tels moments. Sans esprit de polémique et de division. On fera sans…

Nous aurons bientôt la police de sécurité du quotidien à Saragosse et à Ousse-des-Bois. Et de nouvelles caméras ? Et après…Nous avons besoin, en urgence, de réponses éducatives et sociales. Comme le préconise le rapport Borloo, c’est de la Republique toute entière dont il est question.

Besoin de sortir la haine des cœurs et des âmes. Refaire société tous ensemble. Les jeunes barbares d’aujourd’hui sont les créatures d’une société en panne d’imaginaire et de perspectives positives.

On pourra intervenir de manière sécuritaire et tout filmer…rien ne sera régler sans s’attaquer, résolument, aux racines du mal. Qui, sinon, prospèreront en faisant irruption dans nos vies et nos territoires.

Tour Isabe à Pau : 70 personnes manifestent leur soutien aux habitants

Article de La République des Pyrénéens.

« Nous sommes bien à Isabe » : c’est ainsi que des habitants de l’immeuble Isabe dans le quartier Saragosse à Pau ont manifesté leur « mépris » après que des appartements vides ont été murés ces derniers jours.

« Ils veulent nous faire taire. Nous savons que la bataille sera difficile mais nous gagnerons » lancent les habitants. 

En lutte « depuis 19 mois », les habitants de la résidence Isabe, dans le quartier Saragosse à Pau, se sont retrouvés ce samedi en fin de matinée pour exprimer « leur colère et leur indignation », au pied de la tour Isabe, vouée à la démolition dans le cadre de rénovation urbaine du quartier. 

Sur place, plusieurs élus d’opposition étaient présents, Olivier Dartigolles et André Duchateau (Jérôme Marbot et Stéphanie Maza étaient excusés), soutenus par d’anciens élus ou candidate aux élections législatives de 2017 ainsi que des habitants venus d’autres quartiers de la ville. Les étudiants de l’UPPA et le Collectif des commerçants palois ont fait connaître leur soutien à l’association Isabe Debout, qui s’oppose à la destruction de l’immeuble. 

Ce lundi, Jean-François Blanco, « en soutien citoyen, mettra en demeure l’OPH de retirer les parpaings au nom de la loi sur les logements indignes. Si la mise en demeure n’est pas exécutée d’ici la fin de la semaine, une plainte sera alors déposée » annonce Olivier Dartigolles, au nom de l »avocat palois, absent ce samedi matin.  

Rappelons que depuis mercredi, les fenêtres et loggias des appartements vides du premier étage ont été murées, à la demande de l’Office palois de l’habitat, gestionnaire. Sont concernées également par cette mesure les logements vides des 2e et 3e étages, « pour éviter les squats et assurer la sécurité des habitants » indique l’OPH.

Isabe Debout !

Très belle mobilisation en bas d’Isabe ce matin pour dire notre indignation suite à la pose de parpaings pour murer des fenêtres d’appartements vides. Les collectif citoyens s’est exprimé ainsi qu’André Duchateau et Severine Ghedjati. Suite à un échange avec Maître Jean-François Blanco, qui ne pouvait être pèsent ce matin, j’ai annoncé que nous allions procéder, dès lundi, à une mise en demeure pour faire cesser cette indignité . Des locataires vivent ici ! Assez d’humiliation. Si la municipalité et l’Office ne réagissent pas, nous déposerons une plainte.

La lutte continue. Nous avons réaffirmé notre détermination à aller jusqu’au bout. Avec Isabe Debout. Article à lire dans La République des Pyrénées.

Nos quartiers palois : Camors.

Vendredi 13/04. J’arrive à Camors avec une légère inquiétude. L’affichette annonçant cette visite, diffusée dans les halls des immeubles trois jours auparavant, fixait le rendez-vous à 10H30. Retenu à l’assemblée générale des cheminots, j’ai plus d’une heure de retard. Des habitants sont là… « Nous allions partir ! ». J’explique les raison de mon retard. L’ambiance est détendue.

Une dizaine d’habitants sont présents. Colette, la mémoire vivante du quartier, très engagée dans la vie association, m’accueille. Comme à chaque déplacement dans un quartier palois, j’explique la démarche : quels sont les besoins, les attentes. Qu’est-il possible d’améliorer dans le quartier. Puis, j’en informe le maire par courrier. A ce jour, je n’ai reçu aucune réponse à ces comptes-rendus. Qu’à cela ne tienne, les séances du conseil municipal, comme celle du 26 mars, permettent de dire les choses publiquement et précisément, comme cela fut le cas pour la situation au groupe scolaire Marancy ( voir le récent billet sur la visite quartier Berlioz).

Dès le début des échanges, une résidente me demande de la suivre sur la placette. Le mobilier en bois, des tables et des bancs, est en effet en piteux état. Elle hésite à intervenir de nouveau auprès de la mairie. « La dernière fois, ils sont venus mais pas pour réparer, ils ont tout simplement enlevé une table, sans la remplacer…ce n’est pas ce que nous demandons ». Collette me raconte l’histoire de ces équipements « dans le cadre d’une chantier jeune, il y a une dizaine d’années ». Elle poursuit : « ici, il y a 25 ans, on a organisait le premier cinéma en plein air…lors du repas de quartier, on rassemblait 17 nationalités différentes. C’était bien, chacun arrivait avec un plat différent. On a arrêté en 2016… » La question des arbres de l’autre côté de la résidence fait débat. « La lumière ne rentre plus dans les cuisines, il faudrait les élaguer ».

Puis nos échanges traitent de la politique municipale, de François Bayrou : « pourquoi ne vient-il pas nous voir ? Il attend les prochaines élections ? ». « C’est quoi cette histoire de la fille Borotra aux Halles ? » « Vous n’avez pas écrit un livre sur Macron ? ». Je confirme. « Il est possible d’en avoir un ? ». C’est possible. « Il vient de remercier les retraités pour l’augmentation de notre CSG. Il est gonflé ! Donne moi ta montre, je te donnerai l’heure ».

Camors, entre l’état lamentable de la placette et le merci présidentiel aux retraités. Un quartier populaire palois. J’indique que je repasserai dans quelque semaines : « avec une heure d’avance alors ! ».